Après
cinq années d'enquête préliminaire, le procureur de la République de
Besançon, a annoncé, hier, l'ouverture d'une information judiciaire pour
"empoisonnement de patients en fin de vie" au CHU de Besançon.
L'affaire avait
éclaté au printemps 2002, après que des infirmiers et aides-soignants du
service de réanimation chirurgicale aient accusé les médecins de
pratiquer des "thérapies de fin de vie" qu'ils jugeaient "choquantes".
L'expertise
médicale menée en 2004 avait alors révélé que "l'équipe était loin
d'appliquer les "règles de bonne pratique" recommandées en réanimation"
et que "les décisions non seulement n'étaient pas toujours
collégiales, mais étaient parfois prises par un membre de l'équipe
contre l'avis d'un autre membre".
Selon cette
même expertise, sur 18 cas de patients décédés au service de réanimation
chirurgicale entre 1998 et 2001, 14 ont été euthanasiés.