La
Commission sur l'égalité des chances pour les femmes et les hommes
du Conseil de l'Europe a organisé, hier, mardi 27 février, une
journée d'auditions sur "L'avortement et ses conséquences pour
les femmes et les jeunes filles en Europe".
Présidée par Gülsun Bilgehan,
présidente de la Commission, la journée s'est déroulée autour de 3
thèmes : "la situation des femmes en conflit personnel de
grossesse", "les conditions de l'accès à l'avortement légal et sans
risque : un droit sans limites ?", "éviter les avortements :
éducation à la sexualité et accès à la contraception à un coût
raisonnable".
Sont intervenus :
Vicky Claeys,
Directrice Régionale, Fédération Internationale des Plannings
Familiaux (IPPF) à Bruxelles,
le docteur
Christian Fiala, Président de la Fédération Internationale des
Professionnels de l'Avortement et de la Contraception en Autriche,
Anne Quesney,
Directrice de « Droits à l’Avortement », Royaume-Uni,
le
docteur Claudia
Kaminski, Présidente de « Aktion Lebensrecht für Alle »,
Action Droit de Vie pour Tous
(ALFA), Allemagne,
Hanne-Sophie Greve
(Norvège), ancienne juge à la Cour européenne des Droits de l’Homme,
Katarina Lindahl, Secrétaire Générale de « RFSU », une association
suédoise pour l’éducation à la sexualité,
M. Neil Datta,
Forum
parlementaire inter-européen sur la population et le développement (FPIEPD).
NDLR : Tous les intervenants à l'exception du
docteur Kaminski ont manifesté la volonté d’intensifier la politique
d’accès à l'avortement, demandant que toutes les femmes puissent
exercer leur "droit fondamental" à l'avortement de façon "sûre
et légale". Nous remarquons que seule le docteur Kaminski était
opposée à l'avortement et a rappelé que l'avortement ne concernait
pas seulement la femme mais aussi l'embryon, l'enfant à naître
qu'elle portait. Elle a insisté sur l’aide à apporter aux femmes en
difficulté, notamment en leur accordant le temps d’écoute nécessaire
et en favorisant la création de structures d’accueil.