Il
y a un mois, l'autorité
britannique pour la fertilisation et l'embryologie humaine (HFEA)
refusait d'autoriser la
création in vitro de chimères embryonnaires, mi humaine, mi
animal, destinées à la recherche. Elle décidait de s'en remettre à
l'avis de l'opinion publique en organisant une consultation publique
sur le caractère éthique de la création de ces chimères.
Celles-ci seraient obtenues en introduisant le noyau de cellules
humaines dans des ovocytes d'animaux, des espèces lapine ou bovine.
En France, Xavier Bertrand
a annoncé la tenue d'Etats généraux de la bioéthique au premier
semestre 2008 en préalable à la révision
des lois de bioéthique de 2009. Un comité d'organisation réunissant
médecins, philosophes, psychologues, représentants d'associations de
patients et d'élus sera alors constitué.
Ces deux événements
montrent l'émergence d'initiatives démocratiques au niveau de la
bioéthique. En Grande-Bretagne, cette consultation témoigne d'une
prise de conscience et du malaise émergeant en matière de recherche
sur les cellules souches embryonnaires humaines dans ce pays à
l'éthique pragmatique.
Actuellement, en France, on
constate que les responsables politiques refusent de prendre
position sur les sujets de bioéthique dont les enjeux sont immenses.
Le silence des candidats à l'élection présidentielle est
particulièrement assourdissant.