D'après
une étude menée par Petra Frank-Herrmann (Heidelberg, Allemagne) et
publié dans le journal Human Reproduction, une contraception
naturelle rigoureuse (associant la prise de la température et
l'analyse de la glaire cervicale) est aussi efficace que la prise
d'une contraception orale. L'étude a porté sur 900 femmes utilisant
la méthode dite "symptothermique" (température + glaire
cervicale) entre 1985 et 2005. Elle se base sur "la connaissance
de la fertilité". Lorsque la période féconde est connue et que
le couple ne souhaite pas concevoir un enfant, il pratique soit
l'abstinence (322 femmes), soit un moyen mécanique de contraception
(509 femmes).
D'après les résultats de cette
étude, 1,8 femmes sur 100 dans la population étudiée ont eu au bout
de 13 cycles (soit un an) une grossesse non désirée, y compris
celles qui ont eu des rapports non protégés pendant leur période
fertile. Ce taux descend à 0,4 pour 100 femmes et par an, lorsque les
couples ont recours à l'abstinence périodique ou à un moyen
mécanique de contraception (par opposition à un moyen de
contraception orale comme la pilule).
Les auteurs de l'étude
concluent donc à la bonne efficacité de la méthode lorsque son
protocole en est bien respecté.
Un moyen de contraception est
considéré comme aussi efficace que la pilule quand il aboutit à
moins d'une grossesse non désirée pour 100 femmes.