D'après
le journal anglais The Guardian, l'Autorité de
fertilité et d'embryologie humaines (HFEA) s'apprêterait à autoriser
les dons d'ovules à des fins de recherche scientifique. Elle annonce que cette mesure facilitera la découverte de traitements
pour les maladies cardiaques, la stérilité, le diabète ou les
maladies de Parkinson et d'Alzheimer.
Actuellement, en Grande-Bretagne le don d'ovule n'est
autorisé que pour des traitements de fécondation in vitro. Les dons
pour la recherche devraient être rétribués 250 livres (370€) plus
les frais de déplacement. "La HFEA pourrait ainsi ouvrir la porte
à la vente d'ovules" a déclaré Donna Dickinson, professeur
d'éthique médicale à l'université de Londres. La crainte est grande
de voir des femmes venant de milieux défavorisés avoir recours à de
telles pratiques pour des raisons pécuniaires. Selon D. Dickinson, le
prix est suffisamment élevé pour encourager des femmes des pays de
l'Est à faire le voyage jusqu'en Grande-Bretagne pour y subir
l'opération.
Le 7 mars
2005, le Parlement européen, saisi sur cette question avait pourtant
affirmé que le commerce de cellules et de tissus humains était
interdit. Il demandait à cette occasion au gouvernement britannique
de mettre fin à ses intentions de commerce d'ovules.
Par
ailleurs, les sites Internet permettant d'acheter un ovule pour
avoir un enfant sont en pleine expansion. En France, il existe de
plus en plus d'associations qui, moyennant une cotisation, mettent
en relation des femmes avec des cliniques situées à l'étranger.
Rappelons qu'en France, le commerce d'ovules est interdit et les
traitements contre la stérilité sont entièrement pris en charge. En
2004, en France, 144 femmes ont fait un don d'ovules.
Quant au
"don", le prix moyen annoncé en ligne à New York est passé de 3 822
euros à 5 351 euros. Les cliniques américaines autorisent même les
receveuse à acheter des ovules à partir de photos. Malgré cela, la
plupart des enfants nés à partir de cette pratique ne connaitront
jamais leur mère biologique.