En
Italie, le procureur de Sassari vient de rejeter la demande de
Giovanni Nuvoli. Âgé de 53 ans et atteint de dystrophie musculaire
amyotrophique depuis 6 ans, il avait demandé que l'on débranche la
machine l'oxygénant ce qui aurait entraîné sa mort.
Pour le
Procureur, "on ne peut pas contraindre un médecin, même
indirectement, à accomplir un acte contre lequel sa conscience se
rebelle". Certains médecins se sont félicités de cette décision
parce que : "le Ministère publique souligne non seulement que
l'on ne peut pas obliger quelqu'un à faire le contraire de ce que
requiert sa profession et son professionnalisme, mais que procurer
l'insuffisance respiratoire n'est pas une simple suspension de
thérapies de soutien vital mais un véritable acte d'euthanasie".
Ils regrettent en revanche que les pro-euthanasie exercent une
forte pression sur l'opinion publique en se saisissant une nouvelle
fois d'un tel cas et en le portant sur la place publique à grand
renfort de coups médiatiques.
L'Eglise
italienne avait déjà rappelé, lors du cas Welby (cf.
synthèse
de presse du 26/12/06), la nécessité de
développer les soins palliatifs pour "supprimer la souffrance et
non supprimer le malade". Le 11 février dernier, à l'occasion de
la Journée mondiale du malade, le pape Benoît XVI a également
insisté sur l'utilité des unités de soins palliatifs.