A
l'occasion de la Journée mondiale du
Malade, le 11 février, le pape Benoït XVI a lancé un appel à
développer les soins palliatifs pour les personnes atteintes de
maladies graves. "Il est
nécessaire de soutenir le développement des soins palliatifs qui
offrent une assistance intégrale et fournissent aux malades
incurables le soutien humain et l'accompagnement spirituel dont ils
ont fortement besoin", a affirmé le pape.
Par
ailleurs, dans son rapport annuel, la Cour des comptes dresse un
bilan des soins palliatifs en France. Elle parle d'une politique
"hésitante", d'un programme de développement qui
"s'essouffle" et de progrès "mitigés". La Cour reconnaît
depuis 1999, un "développement notable" de l'offre en soins
palliatifs mais avec de fortes disparités selon le territoire.
Dans ses
propositions, la Cour recommande d'individualiser la politique de
soins palliatifs, au lieu de l'intégrer au plan cancer afin que
toutes les pathologies soient prises en compte. Elle recommande
aussi de développer les études sur les besoins à satisfaire et sur
l'évaluation qualitative de l'offre. Enfin, elle préconise de
développer l'offre dans le secteur médico-social et à domicile.
Dans une
manifestation hier à la Mutualité, Nicolas Sarkozy a évoqué une
éventuelle dépénalisation de l'euthanasie en déclarant "les
principes je les respecte, les convictions je les respecte. Mais je
me dis quand même, au fond de moi, il y a des limites à la
souffrance qu'on impose à un être humain". "On ne peut pas rester
les bras ballants devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui
appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu'il n'en
peut plus."