Selon
une étude parue mercredi 19 décembre sur le site de la revue Neuron,
des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology
(Cambridge, Etats-Unis) ont réussi à corriger les signes liés au
syndrome de l'X fragile (retard mental, troubles du comportement...) sur
un modèle de souris.
Identifié par
l'équipe de Jean-Louis Mandel, directeur de l'Institut de génétique et
de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg, le syndrome de l'X
fragile est une anomalie génétique qui a pour origine une mutation de
gène FMR1, codant pour la protéine FMRP (Fragile X mental retardation
protein). "Une séquence de ce gène est répétée beaucoup plus
souvent que normalement, ce qui aboutit à le réduire au silence."
Les chercheurs
ont donc cherché à diminuer l'expression excessive du gène FMR1, afin
qu'il puisse de nouveau exercer son rôle de frein sur un autre gène,
celui récepteur au glutamate (mGluR5). Ils ont donc croisé des souris
porteuses soit d'une mutation du gène FMR1 le réduisant au silence, soit
d'une mutation du gène mGluR5 atténuant son expression, et ont obtenu
des souris porteuses d'une double mutation. Ils ont constaté que, chez
ces souris porteuses d'une double mutation, les symptômes anormaux
repérés chez les souris porteuses d'une mutation du gène FMR1 étaient
atténués.
[Correction
of Fragile X Syndrome in Mice -
Gül Dölen, Emily Osterweil, B.S.
Shankaranarayana Rao, Gordon B. Smith, Benjamin D. Auerbach, Sumantra
Chattarji, and Mark F. Bear]