Les
responsables de la Société suisse de médecine et de soins palliatifs,
"Palliative ch", estiment que l'offre en matière de soins palliatifs est
encore insuffisante, trop peu coordonnée et mal connue.
L'association compte 1 800 membres. Elle s'est donnée un an pour
changer la situation et faire entendre un autre discours sur la fin de
vie que la promotion de l'assistance au suicide et du tourisme de mort.
Elle souhaite informer les
personnes intéressées sur les prestations qui peuvent les aider en fin
de vie et les rassurer sur les équipes formées aux soins palliatifs,
soucieuses notamment de combattre la douleur au mieux, etc.
"On trouve tout naturel
d'avoir besoin, à sa naissance, d'un réseau familial. Mais une fois
devenu autonome, on imagine que cela va durer jusqu'à la fin",
commente Stéphane Eychmüller, médecin-chef de l'unité de soins
palliatifs de l'hôpital cantonal de Saint-Gall. "Dans les faits, ce
n'est pas comme ça que ça se passe. La plupart des gens ont besoin
d'aide dans les derniers moments de leur vie".
"Palliative ch" entend
également communiquer sur la mise en place de réseaux de médecins,
infirmières à domicile, proches, voisins, services sociaux, qui peuvent
aider les personnes en fin de vie et les soigner, autant que possible,
chez elles.