Site d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique - fondation jerome lejeune
GenEthique.org, le site d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique
Revue de presse Gènéthique - Actualité en bioéthique et génétique (embryons, avortement, euthanasie)
Lettre mensuelle GèneEthique
La revue de presse quotidienne de GenEthique
Les dossiers bioéthiques
Moteur de recherche génétique et bioéthique
Textes officiels de bioéthique
Si vous souhaitez écrire à Gènethique

Synthèse de presse bioéthique du lundi 10/12/07

Article précédent

 

Article suivant

Revaloriser l'avortement en France

En France, chaque année, entre 3 000 et 5 000 femmes partiraient à l'étranger pour avorter, après le délai légal. Rappelons que la loi du 4 juillet 2001 a porté de 10 à 12 semaines de grossesse le délai de recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG).

Dans les hôpitaux les médecins résistent : "Les dix-douze semaines, seuls les médecins militants acceptent de les faire", souligne Fatima Belal, coordinatrice régionale Ile de France du Planning familial.

En dehors des centres d'interruption de grossesse, l'IVG tardive est considérée comme une activité peu gratifiante par les médecins. Beaucoup font jouer leur clause de conscience.

"La France  a autorisé l'IVG mais n'a toujours pas organisé de politique nationale de santé publique qui conforterait et favoriserait son application", regrette Marie-Laure Brival, gynécologue-obstétricienne et présidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic).

En Ile de France, beaucoup de praticiens refusent de pratiquer les IVG : "s'il n'y a pas de rappel à l'ordre des établissements par les directions régionales des affaires sanitaires et sociales (Drass), la désorganisation peut être complète" explique un gynécologue, président de l'Association régionale d'orthogénie du Nord-Pas-de-Calais.

Du côté financier, le forfait pour une IVG chirurgicale se monte à 250 euros. Pour les hôpitaux, c'est un acte réalisé à perte. Roseline Bachelot, ministre de la santé, a d'ores et déjà accepté une revalorisation de ce montant au 1er mars 2008. Elle a aussi fait adopter l'extension de la pratique de l'IVG "médicamenteuse" (autorisée jusqu'à 7 semaines de grossesse) aux centres de planification et d'éducation familiale.

En France, 17,2% des femmes sexuellement actives auraient recours à un avortement (IVG) au cours de leur vie. La part des "IVG médicamenteuses" (42% en 2004) est en constante augmentation.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (Cécile Prieur) 08/12/07

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !
 

© genethique.org

 Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright.
 En cas de contestation, un
courriel suffira pour les supprimer de nos pages.