Le
Dr Jean-Pierre Dickès, président de l'Association catholique des
infirmières et médecins, père et grand-père d'un enfant myopathe,
souligne, dans un communiqué, les "erreurs stratégiques" de
l'AFM.
"Il y
a 10 ans, notre fils Damien, après une longue agonie, mourait à l'âge de
18 ans de la myopathie de Duchenne par insuffisance cardiaque. Il aurait
à ce jour 30 ans. Je remercie avec émotion l'Association de lutte contre
la Myopathie pour tout ce qu'elle a fait pour nous aider. Toutefois,
faisant le diagnostic de cette maladie sur mon propre enfant, il me fut
expliqué à cette époque que je n'avais pas à m'inquiéter : dans deux
ans, par génie génétique, le traitement de sa maladie allait être
trouvé. C'était il y a 23 ans."
Aujourd'hui,
"la plus haute autorité de France en matière de génétique, le professeur
Arnold Munnich de l’hôpital Necker Enfants Malades" dénonce "des
recherches payées au nom de la génétique" qui ne relèvent "plus
de la science, mais de l’idéologie."
"Les
recherches sur l’embryon (...) n’auront, à en croire les tenants
de cette idéologie, de résultats que dans 10 ou 20 ans. Parallèlement,
des cellules souches venant de la peau ont déjà toute l’efficacité des
cellules tirées de l’embryon, sans en avoir les inconvénients notamment
en matière de dégénérescence cancéreuse. Elles peuvent régénérer les
muscles." Il se demande alors pourquoi continuer la recherche sur
l'embryon.
"Dans
10 ou 20 ans, tous les myopathes que nous allons voir sur le plateau en
fin de semaine seront morts", "mon petit fils lui aussi",
conclut-il.