
Des
essais cliniques de transplantation de tissu fœtal chez des
parkinsoniens ont montré que la greffe de neurones dopaminergiques
pouvait permettre une amélioration remarquable. Mais cette technique est
limitée : certains patients n’éprouvent qu’un bénéfice limité ou
présentent des effets secondaires comme des mouvements anormaux ; et
surtout, les tissus fœtaux ne sont disponibles qu’en faible quantité.
Or, six fœtus [dont le cerveau est "sain", NDLR] sont nécessaires pour
traiter un malade.
Les cellules souches
embryonnaires, capables de générer un grand nombre de neurones
dopaminergiques, pourraient être "une alternative intéressante"
aux cellules fœtales si elles ne présentaient pas un risque de formation
de tumeurs, explique Le Quotidien du Médecin.
Des chercheurs suédois ont donc
développé une méthode pour obtenir des neurones dopaminergiques avec un
risque réduit de tératome. Clare Parish et coll. ont utilisé des
cellules souches neurales embryonnaires de la partie ventrale du
mésencéphale de souris pour obtenir des neurosphères. "Les
neurosphères fournissent un système de culture permettant l’expansion et
le renouvellement de cellules souches multipotentes à partir de cerveaux
en développement ou adultes", ajoutent les chercheurs.
Les sphères ont ensuite été
greffées sur des souris modèles de Parkinson. Les chercheurs ont
constaté une "récupération significative tant au plan cellulaire que
fonctionnel" et aucune tumeur ne s’est développée.
"Nos travaux montrent que le
système des neurosphères permet d’améliorer l’intégration et le
fonctionnement des cellules souches dérivées du mésencéphale",
concluent les auteurs de l’étude. Ils ajoutent que ces neurosphères
fournissent des cellules souches multipotentes qui pourraient aussi être
obtenues à partir de cerveaux adultes.