Actuellement,
la France est sous-équipée en matière de greffons de sang de
cordon ombilical : "notre pays ne compte que quelques 6000 unités de
sang de cordon, conservées dans un lieu de stockage à Annemasse et dans
deux banques à Besançon et Bordeaux", explique Marie-Thérèse Hermange.
Bien que deux nouvelles banques doivent bientôt ouvrir à Marseille
et Paris, la France reste très en retard par rapport à l'Italie ou
l'Espagne où sont conservées entre 14 000 et 16 000 unités.
La France devrait détenir 50 000
greffons de sang de cordon. En 2006, elle a importé 53% de ceux qu'elle
a utilisés pour un coût unitaire de 15 000 à 25 000 euros. Constituer un
stock plus important diminuerait donc les coûts d'importation mais
représente quand même un investissement non négligeable.
Différents systèmes de prise en
charge existent selon les pays. Le système par financement public
prévoit la mise à disposition de tous les échantillons au plan
international, pour offrir la plus grande diversité de typage et de
compatibilité. Le système privé prévoit que chaque famille finance la
conservation du sang de cordon de son enfant pour son usage. Enfin, un
système mixte prévoit que chaque famille finance la conservation du sang
de cordon en incluant leurs caractéristiques dans une banque de données
publique. Si l'on a besoin de ce sang pour un autre malade, il est prévu
de demander aux familles l'autorisation de l'utiliser et de la
rembourser de ses frais. La France aujourd'hui n'autorise que les
banques publiques.