A
quelques jours du Téléthon, l'Association française contre les
myopathies (AFM) a, dans une lettre adressée aux députés, fait part de
son inquiétude quant à l'engagement du gouvernement.
Elle dénonce
d'abord les franchises médicales parce que, écrit-elle, "avec tous
ceux qui souffrent d'une affection longue durée - nous représentons plus
de 60% des dépenses de santé de ce pays -, c'est nous qui allons, chaque
année, devoir payer 50 euros supplémentaires pour nous soigner".
Ensuite, elle
se dit préoccupée du désengagement des pouvoirs publics dans la
recherche sur les maladies rares : "dans le cadre des prochains
appels d'offre de l'Agence nationale de la recherche (ANR), la recherche
sur les maladies rares se trouve absorbée dans un appel d'offres
concernant les mécanismes physiopathologiques des maladies rares et...
des maladies fréquentes".
"Nous
ne pouvons pas accepter ce retour en arrière", continue l'AFM qui,
en 2004 avait obtenu que les maladies rares soient une "priorité de
santé publique" et qu'un plan national soit lancé sur quatre années.
Rappelons que,
en 2006, le Téléthon a rapporté à l'AFM plus de 100 millions d'euros et
qu'en septembre dernier, l'Institut des cellules souches pour le
traitement et l'étude des maladies monogéniques (I-STEM), partenaire de
l'AFM, a été inauguré en présence de Valérie Pécresse, ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Le 11 novembre
2006, un article du Monde analysait l'influence de l'AFM sur
l'ensemble de la politique de recherche française (cf.
Synthèse de presse du 11/12/06).