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Sommaire de la synthèse de presse bioéthique du vendredi 14 décembre 2007
  Cellules souches embryonnaires : du débat éthique au débat scientifique
  Les cellules souches adultes relancent le débat : où va l'argent ?
  A qui et à quoi sert la science qui ne respecte pas l'homme ?
  "Après le Téléthon"
  Greffes de sang de cordon pour les maladies métaboliques héréditaires
Sommaire de la semaine

Synthèse de presse bioéthique du vendredi 14/12/07

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Cellules souches embryonnaires : du débat éthique au débat scientifique
Cellules souches embryonnaires : du débat éthique au débat scientifiqueLe Monde revient sur les découvertes récentes faites dans le domaine de la recherche sur les cellules souches adultes qui ont littéralement bouleversé les termes du débat entre tenants de l'utilisation des cellules souches embryonnaires et tenants de l'utilisation des cellules souches adultes.

Il y a peu, le débat semblait se résumer à une problématique éthique : l'utilisation des cellules embryonnaires, issues de la destruction d'embryons humains. Mais, "aucune des applications thérapeutiques imaginées à partir des cellules souches embryonnaires humaines n'a encore vu le jour", constate Jean-Yves Nau alors que du côté des cellules souches adultes, les découvertes se succèdent.

Ainsi, deux équipes - l'une japonaise, dirigée par Shinya Yamanaka (de l'université de Kyoto) et l'autre américaine, dirigée par James Thompson (de l'université Wisconsin-Madison) - viennent d'annoncer avoir réussi à transformer des cellules de peau humaine ayant les mêmes propriétés que les cellules souches embryonnaires (cf. Synthèse du 21/11/07).

Dans une étude parue hier dans Cell-Stem Cell, l'équipe d'Yvan Torrente annonce avoir réussi à reconstituer des muscles de malades atteints de la myopathie de Duchenne. Les chercheurs ont prélevé des cellules souches dans le sang ou les muscles de jeunes patients. Ils ont ensuite corrigé génétiquement ces cellules puis les ont réinjectées chez des souris modèles de myopathie et ont constaté des améliorations de la fonction musculaire (cf. Synthèse du 13/12/07).

Pour Jean-Yves Nau, "l'amélioration progressive de la maîtrise de ces éléments cellulaires semble bien constituer une nouvelle voie pour comprendre le vivant et, chez l'homme, en corriger un jour certaines de ses expressions pathologiques les plus douloureuses".

Il ajoute que ce débat qui "dépasse la clivage science-religion" n'est pas sans conséquence, y compris dans l'élaboration de la législation. La loi de bioéthique de 2004 interdit, par principe, les recherches sur l'embryon tout en les autorisant, par dérogation. Une quarantaine d'autorisations ont été délivrées à 35 équipes, par l'Agence de la biomédecine. Mais, dans le contexte scientifique actuel, "la situation pourrait radicalement changer avec la révision de la loi prévue en 2009", note le quotidien.

Au sommaire de la prochaine révision des lois de bioéthique est inscrit aussi l'usage des cellules de sang de cordon, dont on sait qu'elles peuvent guérir certains enfants atteints de graves maladies sanguines. Un réseau international de banques de sang de cordon, basé sur le don, s'est donc mis en place. Parallèlement, on assiste au développement des banques privées, système auquel la France s'oppose.

Le Monde publie les opinions de quatre personnalités sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines :
- Marc Peschanski, directeur d'I-Stem, spécialisé dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, cofinancé par l'Association française contre les myopathies (AFM), "prône la poursuite des recherches sur les cellules souches embryonnaires" ;
- Pierre-Louis Fagniez, député UMP, rapporteur de la loi de bioéthique de 2004, conseiller de la ministre de la recherche (Valérie Pécresse), "s'est prononcé en faveur du développement conjoint des recherches scientifiques et médicales sur les cellules souches embryonnaires et adultes" ;
- Claude Huriet, ancien vice-président du Comité international de bioéthique de l'Unesco, "défend le développement des solutions alternatives à la recherche sur les cellules souches embryonnaires, selon lui de plus en plus prometteuses" ;
- Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la Vie, "condamne avec force, au nom de la dignité humaine, les travaux sur les cellules souches embryonnaires et encourage toutes les solutions alternatives".

Enfin, le quotidien explique la genèse des recherches sur les cellules souches embryonnaires et montre qu'elles ne sont rendues possibles que par le développement des techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP). Afin d'augmenter les chances d'obtenir une naissance, les chercheurs ont pris l'habitude de créer plus d'embryons qu'ils n'en réimplantent et de conserver les embryons non utilisés. L'Agence de la biomédecine estime à 120 000 le nombre de ces embryons. 40% d'entre eux seraient dénués de "projet parental" et donc "disponibles" pour la recherche... Ces recherches enfin ont été permises aussi parce que le bénéfice thérapeutique des cellules souches adultes de moelle osseuse et de peau a été démontré dans certaines formes de leucémie et chez les grands brûlés par exemple.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 14/12/07

 

 

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Les cellules souches adultes relancent le débat : où va l'argent ?
Les cellules souches adultes relancent le débat : où va l'argent ?Valeurs Actuelles consacre un dossier aux travaux sur la révision de la loi de bioéthique qui commencent à peine et qui devront prendre en compte les dernières découvertes sur les cellules souches adultes.

Jeudi 22 novembre se tenait au Sénat un colloque sur les cellules souches adultes et les cellules issues du sang de cordon ombilical (cf. Synthèse du 23/11/07). Au cours de cette journée, présidée par Marie-Thérèse Hermange, sénateur de Paris, membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et membre correspondant de l'Académie Nationale de Médecine, les débats ont largement tourné autour des cellules de sang de cordon.

En 1988, l'équipe du Pr Eliane Gluckman (hôpital Saint Louis - Paris) avait réalisé la première greffe de sang de cordon, sauvant un patient atteint d'une maladie, mortelle à l'époque, de la moelle osseuse. En novembre 2006, l'équipe du Pr McGuckin et du Dr Forraz (Université de Newcastle) a créé un foie miniature en 3 dimensions à partir de cellules prélevées dans du sang de cordon ombilical. Mais, pour soigner le maximum de personnes et permettre aux chercheurs d'avancer, il faut disposer de stocks de sang de cordon et donc de banques pour les conserver.

La plupart des pays s'attachent donc à développer ces banques de conservation. Placée au 16ème rang, derrière la République Tchèque, la France ne compte que 6 000 unités de sang de cordon, quand 50 000 seraient nécessaires pour répondre à nos besoins. On importe donc, chaque année, des dizaines d'unités placentaires pour un coût estimé entre 15 et 20 000 euros l'unité. C'est que la législation française n'autorise la conservation de ces unités de sang qu'au sein de banques publiques. Or, il n'en existe que trois en France actuellement. Et, même si l'Agence de la biomédecine prévoit l'ouverture de deux nouveaux centres avant fin 2008, cela ne porterait le stocks d'unités placentaires qu'à 10 000. Pourtant, il existe d'autres systèmes de banques, privées ou mixtes...

Pour Eliane Gluckman, le retard considérable pris par la France dans ce domaine s'explique surtout par un "manque de volonté politique". "Même si ça n'est pas dit officiellement, l'ensemble des fléchages financiers sont faits en direction des recherches sur les cellules souches embryonnaires", ajoute Marie-Thérèse Hermange. D'après le journaliste "ce constat est (...) difficile à vérifier tant l'opacité règne en la matière. Les crédits publics sont souvent accordés aux recherches sur les cellules souches dans leur ensemble". Et pourtant, "la question de la répartition des budgets est (...) fondamentale". "En clair, il s'agit de savoir si l'argent est attribué aux recherches qui avancent."

A ce sujet, les propos tenus par Arnold Munnich, chef du service de génétique à l'hôpital Necker (Paris), au cours des auditions publiques du 29 novembre (cf. Synthèse du 29/11/07) sont troublants. D'après lui, en dépit des sommes considérables investies dans la thérapie génique, les progrès obtenus dans ce domaine sont "minables". Il craint que les mêmes erreurs soient commises avec la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Certains chercheurs demandent tout de même une plus grande libéralisation de la loi. "Il ne faut pas penser que le dispositif législatif actuel bride les scientifiques et que le libéraliser permettrait ispo facto d'obtenir des résultats thérapeutiques. Les scientifiques ne sont pas sous le boisseau", répond le Pr Munnich. La loi de 2004  interdit, par principe, les recherches sur l'embryon, tout en les autorisant à titre dérogatoire et à condition qu'elles soient susceptibles de permettre un progrès thérapeutique majeur. "Le problème, c'est qu'aucune, pour l'instant, n'a produit de telles avancées."

"Du coup, un étonnant glissement sémantique est en train de s'opérer : les partisans des recherches sur l'embryon, qui ont longtemps espéré des progrès thérapeutiques, préfèrent insister aujourd'hui sur la recherche fondamentale", relève le journaliste. Parmi eux, Jean-Claude Ameisen, président du Comité d'éthique de l'Inserm, pour qui "il ne faut pas restreindre la recherche fondamentale car on ne peut pas savoir à l'avance ce qu'elle va permettre de découvrir" ; ou encore Alain Claeys, député PS et membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), pour qui "la recherche fondamentale n'est pas un gros mot".

Ce "changement de cap" intervient alors que le Pr Shinya Yamanaka vient d'annoncer avoir réussi à obtenir des cellules souches pluripotentes à partir de cellules de peau humaine (cf. Synthèse du 21/11/07). Pour Claude Huriet, président de l'Institut Curie et membre du conseil d'administration de l'Agence de la biomédecine, cette découverte apporte une "donnée nouvelle qu'il est impossible d'ignorer". "L'apparition de cette voie innovante les [les parlementaires, NDLR] incitera-t-elle à rétablir l'interdiction de recherche sur l'embryon ? On vont-ils, au, contraire, étendre l'autorisation ?" Il redoute que les états généraux de la bioéthique de 2009 soient "instrumentalisés".

Les tenants de la recherche sur l'embryon ne semblent effectivement pas prêts à renoncer à une légalisation du clonage thérapeutique pour laquelle ils militent depuis des années. Leur revendication a été relayée l'année dernière par deux rapports, l'un signé par Alain Claeys et l'autre par Pierre-Louis Fagniez (député UMP et aujourd'hui conseiller auprès de Valérie Pécresse, ministre de la Recherche). Les responsables du Leem, principal organe de représentation des entreprises du médicament, ont aussi repris à leur compte cette requête : pour eux, la loi de 2004 est un des principaux freins à l'attractivité et à la compétitivité de la France en matière de thérapies cellulaires. Catherine Lassale, directrice des affaires scientifiques, pharmaceutiques et médicales du Leem n'hésite pas à répéter que : "nous devons dire ce que le transfert nucléaire [clonage, NDLR] peut permettre de faire en recherche, expliquer que cela va permettre à l'industrie pharmaceutique de trouver de nouveaux médicaments et demander si, par conséquent, la France veut être dans la course ou laisser faire l'Angleterre". Or, en Angleterre, Ian Wilmut, "père" de Dolly, première brebis clonée, vient d'annoncer qu'il renonçait à ses travaux sur le clonage pour se consacrer aux recherches de Yamanaka qu'il considère plus prometteuses (cf. Synthèse du 19/11/07)...

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Valeurs Actuelles (Christophe Plotard) 14/12/07

 

 

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A qui et à quoi sert la science qui ne respecte pas l'homme ?
A qui et à quoi sert la science qui ne respecte pas l'homme ?Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines et vice-président du Forum des républicains sociaux, revient sur le Téléthon et l'usage qu'il fait de ses dons.

Même si personne ne doute de la bonne volonté et de la générosité de tous ceux qui se mobilisent à cette occasion et du devoir impérieux de guérir ces maladies, il est pour autant nécessaire de poser certaines questions, "non pas sur ses [le Téléthon, NDLR] intentions, mais sur les moyens qu'il demande et qu'il met en œuvre pour les réaliser".

"Quelle recherche s'agit-il de servir ? Celle qui veut éradiquer les causes de ces maladies et trouver les moyens d'en guérir, ou celle qui contribue à permettre la disparition des enfants qui en sont atteints avant leur naissance ?" Il ne s'agit pas ici de remettre en cause la recherche en tant que telle mais bien de s'interroger sur sa destination.

Pour Jean-Frédéric Poisson, deux exigences peuvent être formulées aux responsables du Téléthon. La première réside dans le fléchage des dons ; "c'est une obligation morale, qui réclame beaucoup plus que le silence méprisant dont elle a fait l'objet jusqu'à ce jour". La seconde réside dans l'engagement de ces mêmes responsables à "ne pas utiliser les dons recueillis pour des techniques visant à sélectionner les enfants atteints de maladies génétiques avant leur naissance". Derrière, c'est le "regard de notre société toute entière sur la réalité du handicap qui est en jeu, et notre capacité à accueillir pleinement ceux d'entre nous que le sort a affaiblis", rappelle-t-il.

D'après lui, le débat suscité par le Téléthon est à l'image des grandes questions bioéthiques, notamment la recherche sur les cellules souches. "Il y a encore quelques jours, une part non négligeable de la communauté scientifique expliquait à qui voulait l'entendre que seule l'utilisation des cellules embryonnaires permettrait de guérir un certain nombre de maladies, et se cachait à peine de considérer comme des "charlots" tous ceux qui osaient critiquer cette vision exclusive, et non éthique, de la recherche sur les cellules souches. On sait depuis quelques jours (...) que non seulement les cellules embryonnaires ne donneront pas les résultats escomptés, mais qu'on est capable de "faire autrement"."

Nul doute que la découverte révolutionnaire de Shinya Yamanaka (cf. Synthèse du 21/11/07) "s'imposera sans partage", écrit Jean-Frédéric Poisson. Et ce, malgré la résistance que certains continueront d'opposer, défendant encore les recherches qui utilisent l'embryon comme matériau.

"Au-delà de la condamnation éthique que mérite cette technique, son éventuel maintien dans nos politiques publiques poserait à nouveau cette lancinante question : à qui sert la science qui n'est pas respectueuse de l'homme ? A quoi sert la recherche qui se sert de quelques êtres humains pour tenter d'en guérir d'autres ? A quoi sert la science qui ne cherche à faire disparaître les pathologies qu'en améliorant les techniques de dépistage et de suppression de ceux qui en sont atteints ?"

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Valeurs Actuelles (Jean-Frédéric Poisson) 14/12/07

 

 

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"Après le Téléthon"
"Après le Téléthon"Dans son éditorial, Jean-Pierre Denis rappelle que, l'année dernière, à la même époque, il avait osé demander "pourquoi l'Association française contre les myopathies n'acceptait-elle pas de prendre en compte les objections éthiques à la recherche sur l'embryon ?".

Il se réjouit que, cette année, les catholiques aient exprimé leurs réserves "avec cohérence" et que le débat public ait été plus apaisé. Sans remettre en cause l'extraordinaire générosité des Français, les catholiques ont redit leur opposition aux recherches menées sur l'embryon, "qui ouvrent la porte à une instrumentalisation de l'être humain". Mais, cette fois, ces remarques "n'ont pas entraîné la même polémique, les mêmes procès d'intention, en un mot, les mêmes tentatives de diabolisation".

Pour lui, les responsables du Téléthon ont une "quasi-mission de service public" et "ont donc eu raison de rappeler l'Etat à son devoir en matière de recherche médicale". "Nous ajouterons cependant que l'effort collectif ne doit pas être seulement financier, mais aussi éthique", ajoute-t-il.

A un an de la prochaine révision des lois de bioéthique, "la complexité des enjeux impose que s'amorce dès à présent un vrai débat national" ; "il faudra pour commencer que l'on mesure soigneusement, par-delà les intérêts de tel ou tel labo ou lobby, les vrais défis scientifiques et moraux ainsi que les vraies perspectives mondiales". Et, pour lui, la polémique suscitée par la recherche sur l'embryon est dépassée, dans la mesure où "elle n'est plus forcément indispensable".

"Nous entrons donc dans une période décisive, dont l'issue n'est pas forcément négative, d'autant que d'après nos informations le gouvernement n'a pas encore arrêté très précisément sa ligne de conduite. La Vie continuera donc à apporter sa contribution."

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La Vie (Jean-Pierre Denis) 13/12/07

 

 

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Greffes de sang de cordon pour les maladies métaboliques héréditaires
Greffes de sang de cordon pour les maladies métaboliques héréditairesAu cours du congrès de la Société américaine d'hématologie, une équipe de la Duke University (Durham, Caroline du Nord) a présenté une étude intéressante sur la greffe de sang de cordon dans les maladies métaboliques héréditaires, dont le syndrome de Hurler et la leucodystrophie de Krabbe.

Jusqu'à aujourd'hui, les enfants touchés étaient traités par greffe de moelle osseuse. Les chercheurs ont constaté que sur 159 enfants atteints d'un trouble métabolique héréditaire qui ont été traités par greffe de sang de cordon, 88% étaient encore en vie un an près la greffe et 80% cinq ans après.

Parmi les patients atteints d'un syndrome de Hurler, 35% étaient vivants un an après une greffe de moelle osseuse contre 58% cinq ans après une greffe de sang de cordon.

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Le Quotidien du Médecin (Dr E. de V.) 14/12/07


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