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Réuni
en assemblée plénière mercredi 25 avril, le Parlement européen a adopté,
par 403 voix contre 246 (et 11 abstentions), un règlement instaurant une
procédure unique d'autorisation de mise sur le marché des thérapies
géniques, cellulaires et tissulaires (cf.
Synthèse de presse du jeudi
26/04/07).
Les eurodéputés ont rejeté les
amendements qui prévoyaient notamment d'exclure de cette procédure
centralisée les médicaments contenant ou issus de cellules embryonnaires
ou fœtales humaines et de cellules germinales primitives. Plusieurs pays
n'autorisent pas ces techniques pour des raisons éthiques et certains
parlementaires craignent qu'elles leur soient imposées par ce règlement.
D'aucuns souhaitaient aussi rappeler dans ce texte toutes les règles
éthiques européennes, comme la non-commercialisation du corps humain.
Chaque Etat devrait toutefois
rester libre d'interdire un produit s'il considère qu'il pose un
problème éthique ou viole la "moralité publique".
Mgr Noël Treanor, Secrétaire
général de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE),
a rappelé que ce Règlement ne doit pas violer les arbitrages éthiques de
chaque Etat : "en matière de questions éthiques fondamentales
touchant l'inviolabilité et la dignité de la vie humaine, il est
absolument nécessaire que la souveraineté des Etats membres soit
respectée et qu'elle ne soit pas entravée par l'application de
règlements sur l'établissement du marché intérieur".
Il regrette que les amendements
visant à garantir des principes éthiques fondamentaux aient été rejetés.
Il désapprouve particulièrement le rejet de la proposition de la
Commission juridique du Parlement européen, d'exclure du champ
d'application du Règlement les éventuels futurs médicaments dérivés de
cellules embryonnaires ou fœtales humaines.
Mgr Noël Treanor déplore par
ailleurs que ce texte "attise les espoirs et attentes des patients
sans qu'ils soient appuyés par des résultats scientifiques". Il
constate enfin que l'état d'esprit du parlement européen sur ces
questions éthiques "rend impossible tout débat objectif au profit de
la société". |