|
Les
eurodéputés ont adopté hier un règlement visant à harmoniser au sein de
la communauté européenne, les procédures de mise sur le marché de
nouveaux produits issus de la recherche génétique, cellulaire ou de
l'ingénierie tissulaire.
Le texte met en place une
procédure unique d'autorisation de mise sur le marché, qui dispense les
producteurs de ces thérapies d'entamer des procédures nationales dans
chaque Etat membre.
Chaque Etat restera cependant
libre d'interdire la commercialisation de ces produits sur son
territoire, en fonction de ses choix éthiques. Le texte entrera en
vigueur au plus tard à l'été 2008.
Le texte a suscité de nombreuses
réactions. Certains eurodéputés souhaitent interdire la diffusion de
médicaments issus de cellules embryonnaires ou fœtales, ou dérivés
d'hybrides ou de chimères. Ils craignent également que des recherches
actuellement en cours en Belgique ou au Royaume-Uni n'aboutissent à des
modifications des patrimoines génétiques. "Nous parlons là
d'eugénisme, de création, d'un être humain sur mesure, autant de
discours déjà entendus du côté des nazis", a déclaré Kathy Sinott,
une eurodéputée irlandaise.
Le Parlement estime de son côté
avoir mis des gardes-fous suffisamment importants : "les Etats
membres qui expriment des réserves peuvent se comporter conformément à
leurs pensées", a plaidé le commissaire européen à l'Industrie.
"Ils ne doivent pas empêcher les autres de se doter d'un cadre
juridique." |