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Dans
une lettre ouverte adressée aux candidats à l'Elysée, Mgr Cattenoz,
évêque d'Avignon, dénonce la "culture de mort" dont est empreinte
leurs programmes.
Il montre du
doigt la démagogie des candidats "qui promettent tout et n'importe
quoi aux lobbys, qui adaptent leur langage au fur et à mesure de leurs
rencontres" et en conclue "qu'il n'est plus possible d'être
complice du silence devant certaines situations". Il invite ainsi
les candidats qui si disent chrétiens à ne pas cantonner le religieux à
la sphère privée.
"Au
nom de l'Evangile, je veux défendre la vie, l'Evangile de la vie",
répète-t-il contre "une sorte de conspiration contre la vie". Il
dénonce les "coups portés" à la famille, "sanctuaire de la vie"
et à l'institution du mariage, "fondement de la famille".
Il fustige la "banalisation
de l'avortement et le silence sur les conséquences psychologiques, les
blessures et les souffrances cachées" des femmes qui ont avorté.
L'avortement bien que légalisé, demeure immoral parce qu'il est "le
meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est
effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence"
(Jean-Paul II, Evangelium Vitae).
Il rappelle son
opposition à l'euthanasie : "la vie humaine est sacrée, de son
commencement naturel jusqu'à son terme. Tout être humain a le droit au
respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial".
"Personne
humaine", "être vivant qui possède un patrimoine génétique humain",
l'embryon ne peut faire l'objet de manipulations. "Il faut prendre
conscience que la chosification de l'embryon nous conduira tôt ou tard à
l'eugénisme". Eugénisme déjà présent dans la technique du diagnostic
prénatal qui "n'est plus destiné à traiter mais bien à supprimer"
et qui renvoie à la perspective de "l'éradication". Certains
enfants sont devenus non souhaitables, alors que la science offre la
possibilité de l'enfant parfait...
Mgr Cattenoz
souhaite par cette lettre ouverte "éclairer les consciences" des
chrétiens pour qu'ils votent en adéquation avec leur foi.
Ce week-end, au
cours d'un meeting à la Mutualité sur le thème des femmes et de
l'égalité des chances, Nicolas Sarkozy est venu pour soutenir
publiquement Simone Veil : "Je vous aime", a-t-il déclaré, et "les
Français vous aiment" parce que (vous êtes) "l'image du courage,
de la droiture en politique".
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