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Le
Figaro publie une tribune d'Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace
éthique de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) et professeur
d'éthique médicale à l'université Paris-Sud IX, sur la fin de vie.
Les débats sur la légalisation de
l'euthanasie, tournée en revendication politique, ne sont, pour Emmanuel
Hirsch, que "rarement à la hauteur d'enjeux d'humanité". Il est
en effet nécessaire de décrypter la demande de certaines personnes de
recourir au suicide assisté ou à l'euthanasie parce qu'elle "révèle
trop souvent l'échec de nos stratégies de vies, de notre capacité d'être
l'ami, le proche dont l'autre éprouve encore le véritable et
irremplaçable besoin". Ces personnes "ne nous demandent-elles pas
si nous leur reconnaissons toujours une place parmi nous, et si nous
sommes encore disposés à leur témoigner considération, respect et
solidarité sociale ?".
Il rappelle le "devoir" qui
nous incombe d'assister ces personnes dans leurs derniers instants pour
ne pas les laisser seules dans "le huis clos d'une confrontation"
à la mort.
Pour Emmanuel Hirsch, "l'engagement
soignant" ne peut "se comprendre que dans une relation
d'accompagnement qui reconnaît une valeur inconditionnelle au respect et
à la dignité d'une existence". "Reconnaître la souffrance pour ce
qu'elle est - un cri d'existence - accepter les mille et une formes de
la dignité en ces circonstances, voilà simplement des actes de vie qui
justifient d'eux-mêmes d'être "encore là"".
Le Monde, Le Quotidien
du Médecin et La Croix reviennent sur la déclaration commune
de Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris et de David Messas,
grand rabbin de Paris, sur la fin de vie (cf.
synthèse de presse du 02/04/07). Analysant la loi Leonetti du 22
avril 2005, ils y réaffirment leur opposition à l'euthanasie.
En Italie, le juge Renato La Viola
a décidé de poursuivre le médecin anesthésiste Mario Riccio qui avait
débranché l'appareil respiratoire de Piergiorgio Welby. Cet homme âgé de
60 ans et atteint de dystrophie musculaire avait demandé à mourir (cf.
synthèse de presse du 22/12/06). Pour La Viola, le médecin est
suspecté "d'homicide par consensus" ce qui correspond à donner la mort à
une personne avec son consentement et encourt six à quinze ans de
prison. |