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Amnesty
International a conclu vendredi 17 août son 28ème Congrès International
à Mexico en prenant une position officielle sur l’avortement. L'ONG s’est
engagée à soutenir la dépénalisation de l’interruption volontaire de
grossesse (IVG), à veiller à ce que les femmes puissent bénéficier de soins
médicaux lorsque des complications surviennent à la suite d’un
avortement et à défendre la possibilité pour les femmes d’avorter en
respectant un délai maximum.
Suite à ces déclarations, l’évêque
catholique anglais, Monseigneur Michael Evans, a décidé de quitter
Amnesty International : "le plus important des droits de l’homme est
le droit à la vie. Une organisation de défense des droits de l’homme
devrait tenir compte de la vie humaine la plus vulnérable qui soit :
celle de l’enfant dans le ventre de sa mère […]. La question de
l’avortement est si fondamentale dans la pensée catholique que ce sera
difficile pour les catholiques de rester impliqués [dans
l’organisation] ".
Par ailleurs, le président de la
Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, Monseigneur William Skylstad, a condamné Amnesty International pour sa prise de position et
a rappelé qu’il ne travaillerait qu’avec les organisations qui
promouvaient la vie de sa conception à sa mort naturelle. "En
promouvant l’avortement, Amnesty divise ses propres membres et compromet
le soutien de ceux […] qui partagent son engagement cohérent
vis-à-vis des droits de l’homme".
La branche irlandaise d’Amnesty
International a également confirmé qu’elle quittait l’association pour
protester contre cette nouvelle politique. Le cardinal Keith O’Brien,
archevêque de Saint Andrew et primat d’Ecosse, a lui aussi décidé de
quitter l’ONG.
Enfin, le cardinal Tarcisio
Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, a précisé que soutenir
l’avortement n’était pas une solution à la violence faite aux femmes. Il
a ajouté : "nous ne pouvons jamais détruire la vie, nous devons
toujours défendre la vie même si elle est le fruit d’une violence. Bien
que ce soit des personnes en gestation, ce sont des personnes, des
sujets humains avec toute la dignité humaine qui leur est due […].
On ne peut répondre à la violence avec encore plus de violence, ni au
meurtre par un autre meurtre". |