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Le
parquet de Milan vient d’ouvrir une enquête à la suite d’un avortement
"sélectif" qui a abouti, par erreur, à l’élimination d’un fœtus sain au
lieu de supprimer son jumeau atteint de trisomie 21. Les parents de 2
petites jumelles "avaient décidé d’effectuer un avortement pour ne
garder que la jumelle "saine". Une (…) erreur a conduit au contraire à
supprimer cette dernière. Un choix radical a conduit à répéter
l’avortement sur sa petite sœur restée en vie", rapporte l’Osservatore
Romano.
Alors que l’émoi s’empare du
public, de nombreuses voix s’élèvent pour alerter l’opinion : est-il
moins grave d’avorter un enfant trisomique qu’un enfant au patrimoine
génétique parfait ? L’un serait-il moins enfant que l’autre ?
"C’est l’eugénisme qui
impose ses lois. C’est la culture de la perfection qui impose d’exclure
tout ce qui n’apparaît pas beau, splendide, positif, fascinant", déplore
le quotidien.
Le quotidien Avvenire
ajoute : "on écrit des articles politiquement corrects sur l’accueil
des personnes atteintes de trisomie, on tourne des films chargés
d’émotion, et puis on ferme les yeux sur la réalité d’une pratique de
sélection génétique devenue à présent de la routine".
L’association des médecins
catholiques italiens de Milan (ACMI) a vivement réagi à cette affaire,
affirmant qu’il s’agissait d’une "intervention abortive par sélection
eugénique". Elle a rappelé que "la vie est toujours un don"
et que "le droit à avoir un enfant sain ne trouve de justification ni
au plan éthique et social ni au plan juridique". Elle rappelle enfin
"le risque couru par le fœtus du fait des méthodes et des techniques
de diagnostic prénatal", estimant que leur "fiabilité n’est jamais
certaine".
"Le moment est venu de
revoir la loi sur l’avortement", a déclaré la sénatrice catholique
Paola Binetti. |