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Jean-Louis
Borloo, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement
durable, a confirmé la préparation d’une loi réglementant les cultures
des OGM : "on est dans une situation complètement hypocrite en
France, on n’a pas osé faire de loi pour transcrire la directive
européenne et on a fait un décret. On va faire une loi", a-t-il
déclaré. Celle-ci devrait remplacer la loi de 1992, devenue obsolète,
ainsi que les 2 décrets de 2007, rédigés à la hâte par le précédent
gouvernement et actuellement en vigueur.
La perspective d’une loi sur les
OGM intervient dans le contexte de la rencontre sur l’environnement qui
réunira les acteurs de la société et les invitera à faire des
propositions sur les problématiques environnementales, y compris les
OGM.
La Fédération France Nature
Environnement (FNE) tout comme le président de la Fédération nationale
des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), se sont prononcés en faveur
d’un nouveau texte de loi. La FNSEA souhaite protéger ses agriculteurs
des faucheurs volontaires. Les faucheurs, eux, dénoncent le projet,
assurant que "faire une loi c’est accepter les cultures OGM".
Quant au ministre du développement
durable, Jean-Louis Borloo, il a annoncé, le 28 août, qu’il mettrait en
place une "haute autorité indiscutable sur les OGM". Il s’est
prononcé en faveur d'"une transparence totale et responsable" sur
les cultures en plein champ des OGM. "Certains maïs posent problème,
mais il ne faut pas mélanger la commercialisation d’un produit et la
recherche qui peut sauver des vies", a-t-il expliqué. En France,
l’évaluation des risques liés aux OGM est confiée à la Commission du
génie biomoléculaire, instance consultative pour les ministres de
l’Agriculture et de l’Environnement. |