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D’après
une étude menée par une équipe américano-danoise et publiée dans le
New England Journal of Medicine du 16 août, l’IVG médicamenteuse
n’entraînerait pas plus de risques pour une grossesse ultérieure qu’une
méthode chirurgicale. Il existe plusieurs schémas médicamenteux pour un
avortement, mais, en France, la combinaison : comprimés de mifépristone
(RU 486) puis de misoprostol, est utilisée pour plus de la moitié des
IVG.
Certains effets secondaires des
avortements médicamenteux sont bien connus : nausées, vomissements,
sensation de chaleur, frissons… Une précédente étude avait montré un
plus grand nombre de grossesses extra-utérines après une IVG
médicamenteuse.
Cette nouvelle analyse a porté sur
11 814 grossesses. Un tiers des femmes (2 710) avaient eu recours, lors
d’une précédente grossesse, à une IVG par voie médicamenteuse et 9104
avaient subi une intervention chirurgicale. Selon les chercheurs, il n’y
aurait pas de différence significative entre les deux groupes pour les
grossesses extra-utérines, les avortements spontanés, les naissances
prématurées et les naissances d’enfants de petit poids.
[NLDR : Rappelons que le même journal a publié un article en décembre
2005 sur le décès de 4 jeunes femmes des suites d’une IVG médicamenteuse
par la RU 486. Le 17 mars 2006, la Food and Drug Adminsitration (FDA)
avait réitéré sa mise en garde contre la RU 486 après la mort de deux
autres femmes l’ayant utilisée (cf.
Lettre Gènéthique de mars 2006)]. |