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L’Institut
national d’Etudes démographiques (INED) a rendu publique le 29
janvier 2007 une étude sur la fin de vie en Europe. Baptisé Eureld (European
end of life decisions) , cette étude a été réalisée en 2002 dans six
pays européens : Belgique, Danemark, Italie, Pays-Bas, Suède et
Suisse et a porté sur 20 480 décès.
D’après cette enquête, entre un quart et la moitié des décès
en Europe seraient liés à une décision médicale. Ces décisions
concernent d’abord la mise en œuvre de traitements de la douleur,
dont un des effets secondaires peut être d’abréger la vie. Elles
représentent entre 20 et 35% des décès en Europe. Ce sont ensuite
des décisions de ne pas mettre en œuvre ou d’interrompre un
traitement, qui concernent entre 15 et 25% des décès.
L’euthanasie active avec administration d’une substance dans
l’intention explicite de hâter la mort « reste très marginale en
Europe » souligne l’un des auteurs de l’étude. En Belgique, où
l’euthanasie a été légalisée, elle représentait en 2003, 0.2% du
total des décès soit 200 cas.
Enfin, de rares cas de suicide assisté (lorsque le patient
s’administre lui-même le produit que le médecin lui a prescrit) ont
été enregistrés aux Pays-Bas mais sont plus fréquents en Suisse où
les malades sont souvent accompagnés par une association pour
l'euthanasie.
Pour Alain Monnier, chercheur à l'INED, "on a accordé
beaucoup d'attention à des cas dramatiques, mais dans la majorité
des cas, la situation l'est beaucoup moins, la publication de cette
enquête permet d'éclaircir et d'apaiser le débat, de répondre aux
questions que chacun se pose".
Une enquête comparable sur la France devrait paraître l’année
prochaine après la mise en application en février 2006 de la loi sur
le droit des malades et la fin de vie, dite loi Léonetti. |