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A
quelques mois des élections présidentielles, l'Association pour le
droit de mourir dans la dignité (ADMD) veut adresser aux candidats
et élus, un livre blanc intitulé "Fin de vie, une nouvelle loi
est indispensable". Pour les adhérents de l'ADMD, militants
pro-euthanasie, la loi Léonetti sur la fin de vie ne va pas assez
loi. Adoptée en avril 2005, la loi Léonetti prévoit "l'interdiction
de l'obstination déraisonnable dans les traitements et autorise le
soulagement de la douleur au risque d'abréger la vie",
instaurant ainsi un "droit au laisser mourir".
Le Parti
socialiste (PS) prévoit dans son programme de saisir le Parlement :
"cette loi aura pour objet de permettre aux médecins, dans les
conditions strictes du respect de la volonté de leur patient,
d'apporter une aide active aux personnes en phase terminale de
maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu'elles
estiment incompatible avec leur dignité". Ségolène Royal a
affirmé "être en plein accord" avec ce projet.
Le Front
national (FN) se déclare hostile à toute remise en cause du
caractère sacré de la vie.
L'Union
pour la majorité présidentielle (UMP) et l'Union pour la démocratie
française (UDF) s'en tiennent à la loi en vigueur. Pour Jean-Luc
Préhel, responsable des questions de santé à l'UDF, la loi Léonetti
est "suffisante".
En revanche, Henriette Martinez, députée UMP des Hautes-Alpes a
déposé une proposition de loi "à l'aide à la délivrance
volontaire en fin de vie".
Le
Mouvement pour la France (MPF) refuse une loi dépénalisant
l'euthanasie.
Selon le
rapport de l'Institut national d'études démographiques (INED) sur la
fin de vie en Europe (n°430,
Janvier 2007), entre un quart et la moitié des décès en Europe
seraient sujet à une décision médicale susceptible d'abréger la vie
des patients. |