|
L'équipe
du Pr Lantiéri (CHU Henri Mondor, Créteil) vient de réaliser, pour
la troisième fois au monde, une greffe partielle du visage (triangle
nez-lèvres-menton et une partie des joues). Le patient est un homme
âgé de 27 ans et atteint de la maladie génétique de Recklinghausen,
caractérisée par l'apparition de tumeurs, bénignes, sur la peau
et/ou les nerfs. A ce jour, le pronostic fonctionnel et même le
pronostic vital restent réservés.
Dès 2002,
le Pr Lantiéri avait appelé le Comité consultatif national d'éthique
(CCNE) à se prononcer sur les transplantations partielles du visage.
Dans son avis du 24 mars 2004, le CCNE avait, tout en interdisant
les greffes totales, accepté les greffes partielles en soulignant
les risques de rejet et ceux liés à un traitement immunosuppresseur
à vie. En 2005, le Pr Lantiéri avait tenté sa chance, en vain,
auprès de l'Agence de Biomédecine en lui demandant d'avaliser un
protocole de recherche clinique pour permettre ce type de greffe.
Pourtant,
en novembre 2005, les équipes du Pr Devauchelle et du Pr Dubernard
réalisaient la première greffe partielle de visage sur Isabelle
Dinoire défigurée par une morsure de chien (cf.
synthèse de
presse du 01/12/05). En avril 2006, c'est une équipe chinoise
qui a réussi la deuxième greffe partielle du visage sur un patient
mordu par un ours (cf.
synthèse de
presse du 18/04/06).
Les équipes
du Pr Devauchelle et du Pr Lantiéri ont reçu l'autorisation des
autorités sanitaires et les financements du ministère de la
recherche pour pratiquer cinq greffes partielles du visage. "Mais
la course à l'exploit continue", note Libération : les
autorités britanniques ont donné leur accord pour des greffes
totales de la face (cf.
synthèse de presse du 08/01/07)... |