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Le
misoprostol, plus connu
sous le nom de marque Cytotec est officiellement un antiulcéreux.
Porte-parole de l’Association américaine de gastro-entérologie, le
Dr Byron Cryer reconnaît que désormais, en raison de ses effets
secondaires « le Cytotec est très rarement, et même quasiment
jamais, prescrit dans le traitement des ulcères ». Par ailleurs,
l’un de ses effets secondaires est de provoquer, dans 85% des cas,
une fausse couche. Ainsi, malgré les risques encourus (saignements,
syndrome de choc toxique…), des femmes l’utilisent, clandestinement,
comme méthode abortive, « relativement facile d’accès et sans
assistance médicale ». Dans certains pays d’Amérique latine, le
Cytotec est même délivré sans ordonnance. Le nombre d’avortements au
Cytotec serait en augmentation, d’après Traci Baird, conseillère de
l’IPAS, organisation internationale de défense des droits relatifs à
la reproduction.
Le misoprostol est aussi
utilisé avec la mifépristone, la pilule abortive RU-486. La RU-486
bloque l’action des hormones responsables du maintien de la
grossesse et le Cytotec déclenche des contractions utérines pour
expulser le fœtus.
La Food and Drug
Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, ne permet pas
l’emploi du Cytotec comme abortif, mais elle l’autorise en
association avec la RU-486 pour faciliter les contractions dans le
cadre d’un accouchement normal, et ce en dépit des risques
d’hémorragie pour la mère et de lésions pour l’enfant. |