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à l'adoption finale du 7ème programme-cadre de recherche (PCR) le 18
décembre et de ses programmes spécifiques de recherche, le 20 décembre,
la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE)
regrette ne pas pouvoir se réjouir. La COMECE ne comprend pas les
raisons qui ont poussé les Institutions européennes à accorder un
financement communautaire à la recherche sur les embryons humains, alors
que celle-ci est très controversée et interdite dans plusieurs pays
européens. L'Union européenne (UE) devrait concentrer ses efforts
communs de recherche sur des "priorités communes" des pays et qui
"n'outragent pas les convictions profondément ancrées concernant
l'inviolabilité de la vie humaine".
Mrg Noël
Treanor, Secrétaire général de la COMECE, revient ensuite sur le
processus d'adoption du 7ème programme cadre de recherche. Il rappelle
que cinq états membres s'y sont opposés : l'Autriche, la Lituanie,
Malte, la Pologne et la Slovaquie et le vote a montré de profonds
désaccords entre les eurodéputés. De nombreux eurodéputés ont soutenu un
amendement selon lequel aucun financement communautaire ne serait alloué
aux projets de recherche impliquant la destruction d'embryons humains et
l'utilisation de cellules souches embryonnaires humaines. Mais cet
amendement n'a pas été retenu, faute de majorité. Un amendement de
compromis politique a ensuite été voté, proposant que le financement
communautaire se limite aux programmes de recherche sur des lignées de
cellules souches embryonnaires humaines créées avant une date précise
révolue. Cet amendement n'a pas été non plus maintenu.
La COMECE
indique qu'elle "prend acte" de la déclaration de la Commission
européenne du 24 juillet 2006 (cf.
Synthèse de
presse du 26/07/06). Dans cette déclaration, la Commission
s'engageait notamment à ne financer aucun projet de recherche "supposant
la destruction d'embryons humains, y compris dans le but d'obtenir des
cellules souches", même si elle n'excluait pas le financement par
l'UE "d'étapes ultérieures recourant à des cellules souches
embryonnaires humaines". Pour la COMECE, "il est évident
(...) que la déclaration de la Commission a été rédigée dans le souci
que la politique européenne de la recherche n'incite pas à la
destruction d'embryons humains" et que cette déclaration ne
considère comme envisageable seulement la recherche sur "les lignes
de cellules souches embryonnaires humaines existantes au moment de
l'adoption du Programme-cadre". "Toute autre interprétation
devrait être considérée comme contradictoire ou trompeuse", conclue
la COMECE. |