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Lors
d'une réunion avec des prêtres de son diocèse, Mgr Antonio Moreiras,
l'évêque de Braganca (Nord du Portugal) a montré qu'il y avait une
contradiction à être contre la peine de mort et pour l'avortement.
Revenant ensuite sur la pendaison de Saddam
Hussein il a déclaré : "tout le monde a été horrifié de l'exécution de Saddam. Or
l'avortement est une variante de la peine de mort...".
Pour Mgr Moreiras est "une
contradiction la position des gens qui se disent champions des droits de
l'Homme et défendent l'avortement" en allant à l'encontre du "
premier droit de l'homme qui est le droit à la vie".
La campagne
pour le référendum sur l'avortement ne commence officiellement que le 31
janvier, mais le Vatican a déjà appelé le clergé portugais à éclairer la
conscience des fidèles.
Le 11 février
prochain, les portugais devront se prononcer sur la dépénalisation de
l'interruption volontaire de grossesse "si elle est réalisée à la
demande de la femme, dans les dix premières semaines de grossesse". Une
telle réforme avait été soumise à référendum en 1998, mais elle avait dû
être abandonnée du fait d'une participation inférieure à 50%.
Rappelons
qu'actuellement, au Portugal, l'avortement est autorisé en cas de viol,
de danger pour la vie ou la santé de la mère ou de malformation
congénitale du fœtus. |