Le
quotidien La Croix consacre un dossier sur l'Amérique latine face
aux grossesses dites "non désirées" chez les femmes et les jeunes
femmes.Des
organisations féministes ont décrété ce jeudi "Journée de la
dépénalisation et de la légalisation de l'avortement en Amérique latine
et aux Caraïbes". En Amérique latine, la plupart des législations
nationales interdisent totalement ou partiellement l'avortement.
Dans les
populations de ces pays, en particulier parmi les plus pauvres, beaucoup
de femmes ont eu une grossesse à l'adolescence. En 1998, la proportion
des femmes de 20 à 24 ans à avoir eu leur premier enfant avant 20 ans
était de 38 % en Bolivie, 27 % au Pérou et de 50 % au Guatemala. Au
Brésil, une étude récente montre que 14 % des jeunes femmes ont eu leur
premier enfant entre 10 et 12 ans, 45 % entre 16 et 18 ans, et 6 % entre
22 et 24 ans. Les mauvaises conditions d'hygiène et l'accès difficile
aux soins et au suivi médical sont, entre autres, à l'origine d'une
mortalité maternelle et infantile élevée.
A chaque élection
majeure, l'avortement est ainsi devenu une question sur lesquelles les
candidats sont amenés à se prononcer. Sur place, un certain nombre d'ONG
tente d'améliorer l'accès à l'information, à la prévention et à
l'accueil des filles mères ou des adolescentes enceintes.
|