Le
magazine Famille Chrétienne consacre un dossier à l'accouchement
sous X. La levée de l'anonymat de l'accouchement sous X fait
régulièrement débat, certains demandant une levée sans conditions du
secret des origines. Aujourd'hui, près de 550 femmes en moyenne y ont
recours, contre plus de 10 000 il y a trente ans.
Depuis 1996, les
règles de l'anonymat se sont assouplies (levée du secret pour le lieu de
naissance, possibilité pour la mère de laisser un dossier que l'enfant
pourra consulter si elle le souhaite,...). La femme dispose d'un délai
de réflexion pour revenir sur sa décision de 3 mois (auparavant de 2
mois). Le Conseil national pour l'accès aux origines des personnes, créé
en 2002, a reçu plus de 2300 demandes de recherche d'origines.
Les femmes qui
décident d'accoucher sous X le font pour des raisons économiques,
psychologiques, sociales ou familiales, en tout cas "aucune hostilité
vis-à-vis des bébés en tant que tels" font remarquer des directrices
d'établissement d'accueil de femmes enceintes en détresse (comme
Magnificat-Accueillir la vie ou les Maisons Tom Pouce...).
C'est une décision
très difficile car "grave, traumatisante, lourde de conséquences pour
la mère comme pour l'enfant". La femme doit donc être accompagnée
d'autant "que la réprobation sociale à l'égard de l'abandon est
beaucoup plus forte qu'a l'égard de l'avortement", explique Tugdual
Derville, président de l'association Alliance pour les Droits de la Vie.
L'abandon est "considéré comme l'acte d'une mauvaise mère"... "on
n'a pas le droit de faire ça à un enfant, elle n'avait qu'à avorter".
L'IVG dans ce contexte est devenu "un droit", "un progrès",
presque "un devoir". Le journaliste s'interroge alors : et si "le
crime" de l'accouchement sous X était d'être une alternative à
l'avortement ?
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