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Le
groupe Monsanto, semencier américain, est accusé d'avoir vendu des
Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) sans autorisation dans le
département de l'Aude. Il est poursuivi pour "mise sur le marché d'OGM,
publicité mensongère, tromperie sur la nature, la qualité et l'origine
d'une marchandise et vente de denrées alimentaires corrompues ou
toxiques". En août 2000, 100 tonnes de semences de soja contaminées,
importées par la filiale Asgrow, ont été découvertes dans une usine de
Trèbes. Près de la moitié a déjà été vendue à des agriculteurs.
Robert Curbières, porte-parole
départemental du syndicat de la Confédération paysanne, s'inquiète : "Il
y a une volonté claire de contaminer, afin que les OGM s'installent
rapidement et qu'on ne puisse plus faire marche arrière", alors même
que la semaine dernière a éclaté une affaire d'OGM sur des stocks de riz
américain vendus en France, en Suisse, en Suède et en Allemagne. "
Prétendre que l'on peut faire coexister des cultures OGM et non OGM est
un mensonge. Il y a forcément une pollution génétique", proteste
Patrick de Kochko, agriculteur biologique du Lot-et-Garonne.
La Confédération paysanne demande
un moratoire sur les OGM.
Selon le dernier sondage CSA, 85%
des Français seraient favorables à une interdiction des OGM, dont les
deux tiers seraient pour une interdiction temporaire, le temps d'évaluer
les conséquences sur la santé et l'environnement. |