L'Italie
est l'un des pays en Europe où la pilule abortive RU 486 (Mifégyne)
n'est pas autorisée.
En Italie, des
militants tentent d'obtenir l'autorisation de la pilule abortive RU 486.
L'hôpital
Sant'Anna de Turin a ainsi mis en place en septembre 2005 la première
expérimentation sur la RU 486. Cette étude a été rapidement interrompue
par Francesco Storace, alors ministre de la Santé, pour reprendre en
novembre 2005, avec l'obligation d'hospitaliser les femmes pendant 3
jours. D'autres hôpitaux de différentes régions ont également demandé la
permission de commencer des expérimentations sur la RU 486.
En Toscane, avec
le soutien du directeur régional de la Santé, un hôpital a procédé à
l'importation directe de la RU 486 depuis la France en se basant sur un
décret de 1997, qui autorise les médecins à importer directement un
médicament qui n'est pas encore enregistré en Italie s'ils le jugent
nécessaire pour la santé de leurs patients.
Les médecins
partisans de la RU 486 maintiennent qu'il n'est plus nécessaire
d'expérimenter cette pilule puisqu'elle est déjà utilisée par des femmes
à l'étranger et autorisée par l'instance compétente de l'Union
européenne.
Mi-septembre, le
Comité d’Éthique Régional de Turin a notifié que le processus
d’expérimentation de la RU 486 conduit à l'hôpital de Turin n’a pas
respecté le protocole défini par l'Institut Supérieur de la Santé. 83%
des femmes ont été renvoyées chez elles après la prise de la RU 486
au lieu d'être suivies 3 jours à l'hôpital. Le Procureur de Turin a
ouvert une enquête et a suspendu l'expérimentation. |