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De
nombreux journaux reprennent l'information du colloque sur les cellules
souches qui s'est tenu ce week-end à Rome (cf.
revue de presse du 18/09/06)
expliquant que le Vatican entend ainsi "réaffirmer ses positions"
sur la recherche sur les cellules souches. L'Eglise catholique est l'une
des seules autorités religieuses au monde à s'opposer aussi formellement
aux recherches sur les cellules souches embryonnaires.
Lors de ce
congrès, plus de 300 participants de 35 pays ont dressé le bilan des
recherches sur les cellules souches issues de la moelle osseuse, de
l'épithélium olfactif ou du cordon ombilical. Jean-Marie Le Méné,
président de la Fondation Jérôme Lejeune, co-organisateur du Congrès,
explique : "alors qu'il y a de grands débats aujourd'hui en Europe,
en particulier en ce qui concerne le financement des recherches sur
l'embryon, et qu'en France la loi sur la bioéthique est remise en cause,
c'est l'occasion de donner la parole aux scientifiques qui travaillent
sur les cellules adultes qui, elles ne posent pas de problèmes éthiques
et qui déjà donnent des résultats".
Pour Mgr Elio
Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la vie, organisateur
du congrès : "les résultats scientifiques confortent notre position
éthique. Nombre de recherches sur les cellules souches adultes sont
positives et, dans certains cas, notamment dans le traitement de
troubles cardiaques ou des maladies du cerveau, on est déjà passé aux
applications thérapeutiques".
Le Pr Claude
Huriet a considéré "intéressantes et solides" les données
présentées au congrès de Rome "même s'il est trop tôt pour dire si
elles sont prometteuses. Le sont-elles plus que les recherches sur les
cellules embryonnaires ? On n'en sait encore rien".
Le pape Benoit
XVI, lors de son audience à Castel Gandolfo devant les congressistes, a
réaffirmé "le constant soutient que [l'Église] a toujours porté
au cours de son histoire bimillénaire à la recherche du traitement des
maladies et au bien de l'humanité. S'il y a eu résistance, et il y en a
encore, elle concernait et concerne ces formes de recherche qui
prévoient la suppression programmée d'êtres humains déjà existants même
si non encore nés". Pour le pape,"la volonté et l'espoir
d'obtenir de nouveaux résultats thérapeutiques en utilisant les cellules
du corps adulte, sans recours à la suppression d'êtres humains
nouvellement conçus, et le fait que les résultats récompensent ce
travail, constituent une bonne confirmation de la constante invitation
de l'Église au plein respect de l'être humain dès sa conception... Un
bon objectif ne peut en aucun cas justifier des moyens intrinsèquement
illicites".
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