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Des
chercheurs de l’Inserm et du CHU Necker-Enfants malades viennent de
mettre au point un dépistage prénatal de la mucoviscidose (1 naissance
sur 4000) sans risques pour le fœtus.
Deux
méthodes de diagnostic prénatal étaient jusqu’alors proposées :
l’amniocentèse et la biopsie des villosités choriales (BVC) consistant à
prélever des cellules du placenta par voie vaginale. Ces techniques
« invasives » présentent des risques, puisqu’elles provoquent des
fausses couches dans 1% des cas.
La
nouvelle méthode, appelée Iset, consiste à prélever des cellules fœtales
dans le sang maternel après une simple prise de sang et à effectuer leur
analyse génétique.
Ce
test a été pratiqué sur 12 couples à risque en analysant 5 à 7 cellules
fœtales par mère : tous les fœtus étaient porteurs d’une mutation du
gène CFTR, responsable de la mucoviscidose. Parallèlement les méthodes
invasives ont été pratiquées et l’analyse comparative montre des
résultats qui se recoupent parfaitement.
« On
va mener une seconde étude de validation sur 16 couples à risque et
comprenant l’analyse d’au moins 10 cellules fœtales. Si les résultats,
attendus au printemps 2008, sont probants (…) on pourra alors proposer
l’Iset aux couples qui en feront la demande » explique Patrizia
Paterlini-Bréchot, chercheur de l’unité Inserm 807.
Cette méthode de
dépistage prénatal est à l’étude pour deux autres maladies génétiques :
l’amyotrophie spinale infantile et la trisomie 21. |