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Depuis
1981, l'avortement était légalisé au Nicaragua en cas de danger de mort
pour la mère, malformation fœtale, viol et inceste, et à condition
d'obtenir l'accord de trois médecins et d'un proche de la mère. Jeudi,
le Congrès du Nicaragua a adopté une loi interdisant l'avortement. Cette
loi prévoit de punir les médecins pratiquant un avortement et les femmes
y ayant recours, de 4 à 8 années de prison.
Le chef de
l'Etat, Enrique Bolanos, doit valider le texte approuvé par l'assemblée
parlementaire.
A l'origine de
ce projet, le président du Nicaragua avait proposé une peine de 10 à 20
ans de prison pour les médecins, voire 30 ans si l'avortement était
suivi d'un décès de la mère ou de traumatismes physiques ou
psychologiques. |