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obstétriciens et psychiatres ont cosigné une lettre envoyée au Times
le 26 octobre. Ils y dénoncent les conséquences psychologiques et
mentales de l'avortement. Pour la première fois, ce lien entre
avortement et maladies mentales a été établi chez des femmes qui ne
présentaient aucun signe de maladie mentale avant d'avorter, par une
étude publiée en Nouvelle Zélande.
L'étude montre
que les femmes qui ont avorté ont deux fois plus de problèmes
psychologiques et trois fois plus de dépressions que celles qui ont
donné la vie ou qui n'ont jamais été enceintes. Ainsi plaident-ils pour
que les femmes soient davantage informées de ces séquelles.
Pour Anne
Quesney, directrice d'Abortion Rights, les médecins ont exagéré
les risques.
Depuis sa
légalisation en 1967, plus de six millions d'avortement ont été
pratiqués en Angleterre. L'avortement est aujourd'hui autorisé jusqu'à
24 semaines. Une campagne pour modifier la loi sera lancée la semaine
prochaine par Nadine Dorries, membre du Parlement (Mid-Bedforshire).
Elle présentera au Parlement une demande pour réduire à 21 semaines le
délai légal d'avortement et pour obtenir une période de réflexion après
qu'une femme ait décidé d'avorter.
Source :
http://www.timesonline.co.uk/article/0,,8122-2424034.html
Abortion in young women and subsequent mental health.
Fergusson DM, Horwood LJ, Ridder EM.
Journal of Child Psychology &
Psychiatry, 2006; 47(1): 16-24. |