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Le
25 août dernier, à l'élevage de l'Institut national de la recherche
agronomique (Inra) de Clermont-Ferrand, est né Milou, un faon sika du
Japon. Cette expérience est une première mondiale car le faon a été
porté par une mère d'une espèce différente : une biche élaphe. Sept cas
sur huit se sont soldés par un échec.
Maîtrisée
depuis une vingtaine d'années chez les bovins, la fécondation in
vitro (FIV) n'avait jamais été utilisée sur des animaux sauvages,
comme les cervidés. Cette méthode consiste à prélever des ovocytes, les
amener à maturité, les mettre en présence de spermatozoïdes puis, après
une semaine de "culture", obtenir un embryon de 7 jours appelé
blastocyte. L'embryon est ensuite congelé ou implanté chez une femelle
gestante dont le cycle ovarien est synchronisé avec le stade de
développement du fœtus.
Cette technique
de fécondation interspécifique, c'est à dire entre deux espèces
différentes, pourrait permettre la sauvegarde d'espèces en voie de
disparition. La naissance d'un faon du Vietnam par FIV interspécifique
constitue la prochaine étape. Par ailleurs, ce type de fécondation
pourrait s'étendre à d'autres espèces que les cervidés, tout en se
limitant "à des animaux chez qui l'enseignement maternel reste limité"
(ce qui n'est pas le cas des primates par exemple).
Mais,
reconstituer des troupeaux entiers ne suffiraient pas, puisque, avant
d'envisager toute réintroduction, il faut restaurer le milieu naturel.
Plusieurs générations d'animaux sont donc nécessaires avant qu'ils ne
redeviennent vraiment sauvages. |