|
Le
Monde revient sur la décision
des centres de diagnostic prénatal de Strasbourg et de Montpellier
d'étendre l'utilisation du diagnostic pré-implantatoire (DPI) à la
recherche de prédispositions à certains cancers (cf.
revue de presse du
27/09/06).
Dominique
Maraninchi, président de l'Institut national du cancer, annonce la mise
en place d'une expertise sous l'autorité de Dominique Stoppa-Lyonnet
(Institut Curie) pour dire si "l'évolution du DPI est bénéfique ou
discutable".
Il rappelle que
lors du "Plan cancer", lancé en 2003, l'Institut national du cancer a
ouvert la pratique clinique des tests de diagnostic génétique dans des
familles dont il est établi que les membres sont exposés à un risque
statistique nettement plus élevé que la moyenne, comme dans les cas de
cancer du côlon ou du sein. De nouvelles stratégies de suivi des
personnes concernées, de dépistage de la lésion, d'intervention
préventive médicamenteuse ou chirurgicale ont été aussi définies. Le
dépistage anténatal consiste en la recherche de mutations de certains
gènes et peut conduire à une interruption médicale de grossesse (IMG).
Ainsi, la
pratique du diagnostic anténatal a "de facto ouvert le champ de la
sélection des enfants à naître", concède Dominique Maraninchi. "Force
est de reconnaître que les accusations théoriques d'eugénisme ne sont
donc pas totalement sans fondement". Mais, "il est de la liberté
des futurs parents de préférer ne pas avoir un enfant souffrant d'une
maladie d'une particulière gravité", conclue-t-il.
|