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La
Fédération Respalif (Réseau des soins palliatifs en Île-de-France) a
évalué les besoins en soins palliatifs et le rôle des réseaux d’aide à
domicile en Île-de-France au cours d’un colloque.
Créé
en 2005, Respalif est aujourd’hui le premier réseau de soins palliatifs
en Île-de-France. Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale,
aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille a salué
cette « œuvre de pionniers ». Il a souligné l’importance de
l’accompagnement médical et humain. Si « certains malades réclament
parfois la mort (…) cette demande formulée cache presque toujours
un autre désir plus profond, celui de ne plus souffrir ou d’être seul »
a-t-il déclaré. Il faut « accueillir la mort sans hâter sa venue et
sans s’acharner à prolonger la vie ». Face à l’augmentation du
nombre de personnes âgées, les soins palliatifs à domicile et les
maisons de retraite médicalisées devront se développer. Confirmant la
décision du président de la République, le ministre a annoncé la
création de 8 000 places d’hospitalisation à domicile avant la fin de
l’année et de 15 000 places avant 2010.
Pour
le docteur Jean-Marie Gomas, médecin généraliste responsable du Centre
de traitement et d’évaluation de la douleur (Cted) et du centre de soins
palliatifs de l’hôpital Sainte-Périne (Paris), le « combat est loin
d’être gagné ». Il souhaite que les soins palliatifs à domicile « soient
acceptés socialement, anticipés médicalement et vécus avec du sens qui
dépend de l’histoire de chacun », rapporte Le Quotidien du
Médecin.
De
plus en plus de personnes atteintes de cancer, de la maladie
d’Alzheimer… ont recours aux soins palliatifs qui ne concernent donc
plus exclusivement les personnes âgées. En 2004, 150 000 à 200 000
personnes étaient concernées par ces soins. En 2030, l’Île-de-France
comptera à elle seule 130 000 personnes dépendantes. Les besoins en
soins d’accompagnement et en soins palliatifs ne cesseront donc
d’augmenter dans les prochaines années.
Par
ailleurs, face aux pressions de ceux qui veulent légaliser l'euthanasie,
une pétition pour une médecine de vie, respectueuse de la dignité de
tout être humain et contre l’euthanasie a été lancée sur le site
www.medecinedevie.com Pour
Elizabeth Bourgois, infirmière, à l'origine de cette pétition et auteur
de « Les assassins sont si gentils » : « aider quelqu’un à
mourir dans la dignité, c’est lui apporter tous les soins médicaux et
psychologiques pour lui éviter des souffrances extrêmes, physiques et
morales et cela n’est en aucun cas provoquer sa mort. Légaliser
l’euthanasie ce serait instaurer une possibilité pour quiconque de
prononcer la peine de mort à l’encontre d’êtres considérés comme
indignes de vivre ».
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