La
première association pour accompagner la personne en fin de vie - la
Fédération Jalmalv (Jusqu'à la mort, accompagner la vie) - fête cette
semaine ses 20 ans d'existence alors que samedi se tiendra la Journée
mondiale des soins palliatifs.
Paulette Le Lann, présidente de la Jalmalv, explique : "notre
conviction est que la mort fait partie de la vie. Nous devons y faire
face en considérant la personne en fin de vie comme vivante et autonome".
Le premier objectif de la Fédération est de "faire évoluer les
mentalités vis-à-vis de la mort et de la maladie". Le second "d'assurer
un accompagnement des personnes en fin de vie, principalement dans les
services de soins demandeurs". L'engagement de la Jalmalv au service
des personne en fin de vie se fonde sur un double refus : celui de
l'acharnement thérapeutique comme celui de l'euthanasie.
Aujourd'hui, la Fédération
compte plus de 6 000 adhérents dont près de 2 000 bénévoles
accompagnants formés.
Dans le débat sur la fin de vie
que les promoteurs de l'euthanasie tentent de lancer en Italie, le
cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la
pastorale de la santé, a rappelé que l'euthanasie était un "assassinat"
et que les parlementaires catholiques avaient "l'obligation morale" de
s'opposer à sa légalisation. |