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Un
rapport des centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies
(CDC) vient d'annoncer que plus de 500 000 enfants naissent prématurés
chaque année aux États-Unis. Ce chiffre a augmenté de 30 % en 25 ans.
Par ailleurs, un tiers des décès de nouveaux-nés dans le pays est lié à
ces naissances prématurées. Ce rapport se base sur une étude de 2002,
étude reprise par le journal spécialisé américain Pediatrics. Les
chiffres les plus alertants concernent la Californie et la Géorgie.
"Il y a un besoin urgent d'empêcher des naissances prématurées pour
réduire la mortalité infantile aux États-Unis", a déclaré Joann
Petrini, directrice du Centre des statistiques périnatales de
l'organisation charitable américaine March of Dimes.
Françoise
Vendittelli, praticien hospitalier au CHU de Clermont-Ferrand et
conseillère scientifique auprès de l'Association des utilisateurs de
dossiers informatisés en périnatalogie, obstétrique et gynécologie (Audipog)
associe en partie cette hausse des naissances prématurées au refus de G.
Bush de donner des subventions aux associations qui militent pour le
droit à l'avortement. Elle relève aussi que "ces décès de
nouveaux-nés liés à des naissances prématurées sont malheureusement en
hausse dans les pays occidentaux (...)" Cela s'explique par la
politique de "l'enfant à tout prix (...), l'avancée des techniques
médicales, les stimulations artificielles d'ovulation parfois
dangereuses puisqu'elles sont faites n'importe comment".
Le docteur
Françoise Vendittelli reconnaît que l'on sauve plus d'enfants
qu'autrefois lorsque les femmes accouchent avant terme mais prévient des
excès de la prise en charge des grands prématurés: "comme le montre
l'étude américaine, près de 95% de décès des prématurés sont intervenus
à moins de 32 semaines de grossesse, ce qui correspond à la définition
de "grand prématuré". Selon ce même rapport américain, une naissance
à moins de 37 semaines de gestation est à l'origine de plus d'un tiers
des décès d'enfants avant la fin de leur première année.
Le rapport
conclut : "Si l'on comprend que les parents et les médecins
souhaitent bien évidemment que les prématurés survivent, on ne parle
cependant pas assez des séquelles des prématurés." En effet, l'étude
souligne le fait que les prématurés qui survivent, doivent faire face,
pour le reste de leur vie, à des risques accrus de retard mental, de
maladies pulmonaires chroniques, de perte de la vision et de l'ouïe
ainsi que d'autres problèmes de développement. |