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Le
Figaro revient
sur les 1ères Journées Cliniques Jérôme Lejeune qui se sont tenues les
20 et 21 novembre à Paris. Ces Journées avaient pour but d'informer le
monde médical et paramédical des dernières avancées dans la prise en
charge des patients atteints de déficit mental (trisomie 21, X-fragile,
Williams-Beuren...). "Des choses simples mais essentielles (...)
peuvent limiter le surhandicap" explique le Dr Sylvie de Kermadec,
directrice de l'Institut Jérôme Lejeune (IJL), centre médical spécialisé
et pluridisciplinaire qui suit 3 800 patients atteints de maladies
génétiques de l'intelligence.
En
effet, les personnes déficientes mentales peuvent souffrir aussi de
nombreuses pathologies comme des malformations cardiaques, douleurs
articulaires, troubles thyroïdiens, déformations de la colonne
vertébrale, manques de tonicité musculaire... De plus, ces patients ne
savent pas exprimer leur douleur qui est donc difficile à détecter et à
traiter. "Le personnel soignant (...) ou les parents
doivent être à l'affût de toute modification du comportement" qui
est souvent l'expression d'une douleur.
Parallèlement,
la recherche avance avec l'espoir de trouver un jour des traitements de
la déficience mentale. Lors de ces Journées, le Dr Henri Bléhaut,
directeur de la recherche à la Fondation et à l'Institut Jérôme Lejeune,
a présenté le programme de recherche CiBleS 21. Ce programme vise à
inhiber une enzyme surexprimée dans la trisomie 21 afin d'améliorer les
capacités intellectuelles des patients trisomiques 21.
Le
Figaro rappelle que 800 000 personnes en France sont concernées par
la déficience intellectuelle, dont plus de 50 000 sont atteintes de
trisomie 21, première cause de retard mental d'origine génétique. Et
pourtant, il n'existe "aucune politique publique de recherche à visée
thérapeutique". |