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Deux
études publiées dans Nature et Science annoncent qu'une
partie du génome de l'homme de Néandertal a été séquencée par deux
équipes internationales.
Menées par
Svante Pääbo (directeur du département de génétique du Max-Planck
Institute, Allemagne) et Edward Rubin (US Department of Energy Joint
Genome Institute, Californie), les deux équipes ont travaillé sur l'ADN
nucléaire d'os de Néandertaliens vieux de 38 000 ans découverts dans la
grotte de Vindija, en Croatie.
Ces deux études
montrent que l'homme de Néandertal et l'homme moderne (Homo sapiens)
ont divergé il y a entre 500 000 ans et 370 000 ans et que les deux
espèces auraient au moins 99.5% de leur génome en commun. Pour Eva Maria
Gaigl, paléogénéticienne du l'Institut Jacques Monod du CNRS à Jussieu,
l'intérêt réside dans le fait que ces études "complètent l'analyse
comparative des génomes humains et du chimpanzé". Ainsi vont-elles
permettre d'"apprendre des choses sur le génome humain" précise
Jean-Jacques Hublin, directeur du département d'évolution humaine au Max
Planck Institute.
D'ici deux à
trois ans, c'est 80% du génome de Néandertal qui devrait être décrypté.
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