|
Dans
une lettre officielle signée au nom de l'Église anglicane, l'évêque de
Southwark, Tom Butler, écrit que : "dans certaines circonstances, il
peut être juste de stopper ou de retirer un traitement, sachant qu'il
est possible, probable ou même certain, que cela provoquera la mort".
L'évêque précise que cette décision doit être prise "avec
réticence" lorsque toutes les possibilités ont été explorées. Il
évoque le coût financier associé au maintien en vie à tout prix,
invoquant le "principe de justice" pour sauver "d'autres vies".
Cette lettre est une contribution à la commission d'éthique Nuffield. La
semaine prochaine, cette commission publiera ses recommandations sur la
survie des grands prématurés lourdement handicapés.
Le Collège royal des
obstétriciens et gynécologues de Grande Bretagne a réclamé un débat sur
la possible légalisation de l'euthanasie pour les grands prématurés
lourdement handicapés (cf. revue de presse du 7/11/06). C'est une
question sensible en Grande-Bretagne en raison d'une bataille juridique
médiatisée pour maintenir en vie une petite fille qui a aujourd'hui 3
ans. Née à 6 mois de grossesse, Charlotte Wyatt pesait 450 g et mesurait
13 cm. Ses parents ont obtenu qu'elle soit réanimée contre l'avis des
médecins. La petite fille a survécu. Sourde et quasi-aveugle, elle
survit avec un respirateur artificiel, alimentée par une sonde.
"Il n'est pas
possible d'enlever la vie, de manière directe ou indirecte, à un être
innocent. L'euthanasie n'est jamais acceptable. Et cela vaut aussi bien
pour les malades en phase terminale que pour les enfants, même quand ils
naissent avec de graves handicaps", a récemment déclaré le cardinal
Barragan, président du Conseil pontifical de la santé. |