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Les
Universités de Newcastle, d'Édimbourg et le King's College de Londres
viennent de déposer une demande officielle d'autorisation pour trois ans
de création d'embryons hybrides homme-vache, auprès de l'autorité
britannique chargée de la régulation et de l'utilisation des embryons
humains.
Les équipes de
scientifiques veulent utiliser des ovocytes bovins car ils ne disposent
pas d'ovocytes humains en nombre suffisant. Ils extrairaient le
noyau de l'ovule de la vache pour le remplacer par l'ADN du noyau d'une cellule humaine.
Le patrimoine génétique de l'embryon serait à 99,9 %
humain. L'ADN mitochondrial constituerait le matériel génétique de la vache.
Les chercheurs comme
le Dr Lyle Armstrong (Université de Newcastle) veulent extraire des
cellules souches sur l'embryon au 6e jour pour les étudier. "Ces
cellules souches seraient ensuite détruites, il n'est pas question de
les utiliser à d'autres fins que la recherche expérimentale pure."
Face à ces propos, une
opposition très vive apparaît en Grande Bretagne pour des raisons
éthiques. Pour Calum MacKellar,
du Conseil écossais de bioéthique, "cette recherche risque de miner
la distinction entre les espèces animales et humaine". Le
gouvernement travailliste ne veut pas autoriser ce type de recherche.
En France, le
comité d'éthique de l'Inserm avait "considéré plutôt favorablement cette piste avant la
parution des lois de bioéthique en 2004".
Jean-Michel Bader
estime au terme de son article : "Aujourd'hui, la création de
cellules souches à partir de cellules normales semble à portée de main :
ce qui rendrait obsolète l'utilisation d'embryons".
Cf. revue de presse du 9/10/06 |