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The
Lancet publie une série de six études pour "promouvoir la santé
sexuelle et reproductive".
Plus de 10 ans
après la 4ème Conférence sur la population et le développement du Caire
(1994), la question de la santé sexuelle et reproductive serait "largement
négligée". Au cours de cette conférence, 179 pays avaient adopté
"un programme d'actions qui
visait l'accès universel à la santé sexuelle et reproductive", avant
2014.
Le Quotidien
du Médecin énumère d'abord les chiffres relatifs à la "santé
sexuelle et reproductive" et selon lesquels les rapports sexuels à
risque serait la deuxième cause de maladies, d'infirmités et de décès
dans les pays les plus pauvres et la neuvième dans les pays développés.
210 millions de
femmes subiraient des complications liées à un accouchement et plus d'un
demi million succomberaient pendant une grossesse, pendant l'accouchement
ou des conséquences de l'accouchement. Le quotidien souligne aussi "le
scandale des millions de morts évitables chez les enfants et les
nouveaux nés".
Quant à la
contraception, 120 millions de couples n'y auraient pas accès. 80
millions de femmes par an vivraient une grossesse non désirée qui, dans
plus de 50% des cas conduiraient à un avortement. 19 millions de ces
avortements seraient des avortements non médicalisés dont la conséquence
serait 68 000 décès par an.
La journaliste
souligne que : "l'accès à l'IVG est limité dans beaucoup de pays et
dans 65 d'entre eux, il est interdit".
Pour Joy
Phumaphi, sous-directeur général de l'Organisation Mondiale pour la
Santé (OMS), "ces statistiques défilent comme un long catalogue de
drames inhumains". "L'appel à l'action est urgent si l'on veut
atteindre un accès universel dans huit ans", conclut le quotidien.
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