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  GènEthique, revue de presse de bioéthique
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Sommaire de la revue de presse bioéthique du mercredi 8 mars 2006
L'avortement devient illégal dans le Dakota du Sud
Les 50 ans du planning familial
Violée pour avoir refusé de pratiquer des avortements

Les embryons congelés ne seront pas restitués

Sommaire de la semaine

 

 

                     

Revue de presse bioéthique du mercredi 08/03/06

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L'avortement devient illégal dans le Dakota du Sud

Le gouverneur du Dakota du Sud a promulgué, lundi soir, une loi rendant illégale l'interruption volontaire de grossesse, dans tous les cas, sauf quand la vie de la mère est en danger. L'avortement est désormais interdit y compris en cas de viol et d'inceste, tout comme la vente de produits dits de contraception d'urgence.

A partir de juillet, les médecins qui pratiqueront un avortement seront passibles de cinq ans d'emprisonnement et de 5 000 dollars d'amende. 

Cette nouvelle loi va à l'encontre de l'arrêt de la Cour suprême de 1973 (arrêt Roe-Wade) autorisant l'avortement au nom du respect de la vie privée des femmes. Les promoteurs de ce nouveau texte souhaitent que l'affaire soit portée devant la Cour suprême pour obtenir un renversement du fameux arrêt de 1973. Pour cela, le camp "pro-vie" compte sur les récentes nominations des 2 juges suprêmes : John Roberts et Samuel Alito, tous deux catholiques pratiquants. 

Le gouverneur du Dakota du Sud a déclaré : "nous lançons un assaut direct frontal, contre l'arrêt Roe-Wade" comparant l'interdiction de l'avortement à l'abolition de la ségrégation par la haute Cour en 1954.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Philippe Gélie) 08/03/06 - 20 Minutes 08/03/06

 

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Les 50 ans du planning familial

50 ans après sa création, le Planning familial affiche ses objectifs militants :  "devenir de plus en plus politique, inscrire dans ses statuts le qualificatif "féministe", se rebeller contre le mouvement médical tout puissant [...], être partie prenante de tout ce qui concerne les moeurs dans la société".

Récemment, le mouvement s'est radicalisé, craignant une remise en cause de la loi de 1974 sur l'avortement. Il s'est ainsi opposé en 2003 à l'amendement Garraud visant à ce que la mort d'un foetus lors d'un accident de voiture par exemple, puisse être reconnue et sanctionnée comme un homicide.
[NDLR : Lors de ces affaires, les mères enceintes victimes de l'accident souhaitaient garder leur bébé et souhaitaient que soit reconnu cet homicide sur leur bébé. (Cf dossier : Homicide involontaire sur le foetus.)]

Le journal Libération dresse le portrait de 4 militants du planning familial. Parmi eux, Sandrine Heckmann, 33 ans, salariée au sein du mouvement.Quand elle a poussé la porte du planning familial, on lui a dit : "ici on est militantes". Elle ajoute " être féministe, c'est une bataille.[..] Une féministe pour moi, c'était quelqu'un qui ne se battait que pour les femmes. En fait, c'est une vision globale politique. Il y a une remontée de l'ordre moral, contre laquelle il faut lutter".

Le magazine Newsweek rapporte le nouveau langage marketing des praticiens de l'avortement qui parlent désormais de "compassion". Lors d'un sommet récent réunissant médecins et militants "pro-avortement", ceux-ci ont défini leur nouvelle stratégie publicitaire autour de ce concept. Ainsi un médecin avorteur du Kansas organise, pour quelques dollars, une cérémonie de "baptême" du foetus avorté. Quant au planning familial, il engage désormais des "chaplains" pour aider les femmes venant avorter à dépasser leur sentiment de culpabilité. 

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix (Marianne Gomez) 08/03/06 - Libération (Charlotte Rotman) 08/03/06 - Présent (Jeanne Smits) 04/03/06 - GènEthique, revue de presse de bioéthique

 

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Violée pour avoir refusé de pratiquer des avortements

Au  Pakistan, une infirmière de 26 ans a été violée par trois hommes de son village parce qu'elle avait refusé pendant 6 mois de pratiquer des avortements sur deux femmes enceintes. 

Ce n'est pas la première fois qu'une telle pression est utilisée contre des infirmières mais ce cas est le premier a avoir été rendu public, la législation n'étant pas du tout favorable aux victimes de viol.

Rappelons que le Pakistan est sous forte pression de l'ONU pour "contrôler" sa population : l'ONU a menacé en 2000 de priver ce pays d'une importante somme allouée à l'aide médicale s'il n'acceptait pas 35 millions de dollars supplémentaires pour financer contraception et avortements.

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Présent (Jeanne Smits) 04/03/06

 

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Les embryons congelés ne seront pas restitués

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a rejeté mardi la requête de Natallie Evans, cette britannique de 35 ans qui se bat depuis 5 ans pour obtenir la restitution d'embryons congelés à laquelle s'oppose son ex-fiancé (cf revue de presse du 28/09/05) .

Au préalable, la jeune femme avait épuisé tous les recours possibles devant la justice de son pays. La loi britannique exige en effet que les deux parents potentiels soient consentants dans le cas de la réimplantation d'embryons congelés. Natallie Evans avait introduit une requête contre le Royaume-Uni devant la CEDH qui a demandé mardi "de garantir la conservation des embryons jusqu'à ce que l'arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard".

Ce procès n'est pas sans rappeler le 1er procès du genre à Maryville en 1989 (Tennesse). Une femme Mary demandait qu’on lui confie les embryons congelés qu’elle avait eus avec son mari, lequel s’opposait à cette requête. On fit appeler à la barre le généticien Jérôme Lejeune. A la question de fond posée par le juge Dale Young « Pouvez vous témoigner de l’humanité des sept embryons congelés ? », il apporta les réponses qu’offre la génétique. Le 2 septembre 1989, le juge Dale Young rendit son opinion confiant à la mère la garde temporaire de ses 7 embryons dans le but d’une implantation. Établissant pour la première fois devant une cour de justice l’humanité des embryons congelés, ce jugement reconnaissait qu’un embryon n’est pas un bien mobilier que l'on peut détruire.
"Embryon, mon amour", Céline SIORAC, coll. e/dite, février 2004.

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La Croix  08/03/06 - Tf1.fr 07/03/06 - GènEthique, revue de presse de bioéthique

 

 

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