20
ans après le premier bébé éprouvette portugais, le Portugal a adopté le
jeudi 25 mai 2006 sa première loi encadrant la pratique de la
fécondation médicalement assistée. La loi a été votée principalement
avec les voix de gauche et seulement 8 voix du Parti social-démocrate (PSD),
principale formation de droite.
Cette loi interdit l'accès à la PMA pour les couples homosexuels et les
célibataires. Elle interdit aussi le clonage en vue de reproduction, et
la maternité de substitution (mères porteuses).
La loi autorise le diagnostic
préimplantatoire pour éliminer les embryons atteints de certaines
maladies, mais celui-ci reste interdit pour des raisons non médicales,
comme le choix du sexe. Les embryons humains non implantés ne pourront
être conservés plus de trois ans, et pourront être donnés à un couple
receveur.
Les enfants nés par fécondation
artificielle avec des gamètes de donneur pourront demander des
informations génétiques sur leur géniteur, mais l'anonymat reste garanti
pour le donneur. |