Le
pur-sang Pieraz, double champion du monde de courses d'endurance, a son
clone, Pieraz-Cryozootech-Stallion âgé de 15 mois. Il sera présenté
aujourd'hui pour la première fois à l'hippodrome de Rambouillet. C'est
le premier clone d'un cheval de compétition. Il a été créé pour
conserver le matériel génétique de Pieraz, castré avant d'avoir pu se
reproduire.
Pour autant, les
éleveurs restent réservés. Pour Charles-Henri de Moussac, président du
Syndicat des éleveurs de chevaux pur-sang destinés à la course, "les
chercheurs se font plaisir. Rien ne prouve qu'un cheval cloné deviendra
un bon reproducteur".
Le clonage de
chevaux de compétition n'est pas autorisé pour les pur-sang destinés au
galop, pour qui seule la reproduction par monte naturelle est permise.
Pour les chevaux destinés à la course d'endurance, comme Pieraz, il
n'existe pas de législation en matière de clonage. Le clonage de Pieraz
a été réalisé par Eric Palmer, physiologiste, ancien de l'Institut
national de la recherche agronomique (Inra) et des Haras nationaux. Il
déclare : "nous avons surtout voulu restituer la génétique perdue de
Pieraz à cause de la castration. Avant de voir si sa descendance pouvait
produire des champions".
La technique du
clonage demeure longue et difficile et nécessite un matériel génétique
important. Actuellement, en moyenne 300 ovocytes sont nécessaires pour
produire un seul animal.
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de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées
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